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La ligne Saint-André le Gaz-Chambéry

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La ligne Saint-André le Gaz-Chambéry

Transcription :

Retour aujourd'hui à l'exposition organisée par le club Omnibus à Bourgoin-Jallieu en janvier dernier, pour un focus sur l'un des réseaux de l'Association des Modélistes Turripinois, une association de la Tour-du-Pin toute voisine, qui évoque quelques-uns des sites de la ligne Saint-André le Gaz-Chambéry. Bonjour et bienvenue dans Aiguillages !

Nous voici donc sur cette portion de ligne qui se trouve à cheval entre la Savoie et l'Isère. Sur ce réseau, en forme de grand ovale, qui permet de présenter les sites en les répartissant le long de deux grandes façades d'une longueur d'environ 20 mètres, seul une quinzaine de km de cet axe ferroviaire reliant Lyon à Chambéry sont représentés.

Du côté où se trouve le pupitre de commande du réseau, sous lequel les trains s'engouffrent dans un tunnel, le site de la Creuse, est le point le plus proche de la gare d'origine de la ligne : Saint-André le Gaz, qui n'est pas représentée sur la maquette. Le club en a réalisé une évocation sur un autre de ses réseaux. C'est à cet endroit, au point Km 65, que la ligne franchit un premier cours d'eau : la Bourbre, un affluent du Rhône.

De l'autre côté du TCO, la gare la plus importante de celles qui se trouvent sur le réseau. Celle de Les Abrets-Fitillieu. Importance très relative, puisque dans les années 60, époque à laquelle elle est ici représentée elle comprenait deux quais et trois voies, l'une d'elles desservant une halle marchandise.

L'hôtel de la gare évoquait bien des souvenirs aux visiteurs venus de la région qui l'avaient connu.

Pour des questions de place, plutôt que d'être constitué sous la forme d'un long ensemble rectiligne, la ligne a en quelques sortes été repliée sur elle-même, et ses autres sites remarquables sont visibles de l'autre côté de cette large courbe, sur l'autre face décorée du réseau.

On y trouve, la halte de Pressins. Fermée de nos jours, elle a contrairement à celle des Abrets-Fitillieu conservée sa voie d'évitement, rendant possible, le croisement des trains. C'est près d'elle que nous retrouvons Daniel, le secrétaire de l'Association des Modélistes Turripinois

Comme tous nos réseaux, c’est un réseau d’inspiration locale, puisqu’on ne reprend que des sites locaux, proches de la Tour-du-Pin. C’est un des réseaux du club qui n’étaient jamais sortis de notre local, donc c’est sa première sortie en intégralité depuis la création du club. On l’a finalisé quand on est arrivés dans notre nouveau local en 2003, on l’a complété avec le module de Pressins mais elle était restée dans le local, elle n’était jamais sortie dans son intégralité. Ce n’est pas la dernière, puisqu’après on a fait Rives, on a fait la Tour-du-Pin et on a fait d’autres choses, mais ce n’est pas la dernière.

Le club qui s'est en effet spécialisé dans la reproduction de sites existants à quelques kilomètres à la ronde autour de son fief de la Tour du Pin, est à l'origine multi-disciplinaire, mais parmi les diverses activités proposées, c'est la pratique du modélisme ferroviaire qui domine. Il a notamment créé un autre grand réseau que vous aviez pu découvrir dans Aiguillages, représentant la gare de la Tour du Pin, sur la ligne Lyon-Grenoble, une ligne dont celle qui est évoquée ici se détache, à Saint-André le Gaz.

C’est la ligne qui va de Saint-André le Gaz à Chambéry, c’est une ligne à voie unique et la particularité c’est qu’il y a des gares avec des croisements et donc on a repris notamment la gare de Fitilieu qui est une gare avec croisements et puis on a repris aussi des sites particuliers, notamment le viaduc sur le Guiers qui est un viaduc mixte maçonnerie/métallique qui a été détruit pendant la guerre et reconstruit. Donc il y a toute une histoire sur ce site-là.

Toute une histoire en effet, la seconde guerre mondiale débute le 1er septembre 1939. En juin 1940, le viaduc du Guiers est avarié, ainsi que l'une des entrées du tunnel de l'Epine, celle située du côté de Chambéry et ce, afin de retarder l'avancée des troupes Allemandes. Le pont et le tunnel seront réparés en 1941, et dès le mois de janvier 1942, les circulations reprennent sur la ligne. Mais le 14 juillet 1944, ce sont les Allemands qui à leur tour, le dynamitent, afin de protéger leur retraite. Les circulations ne se feront plus que sur deux sections de la ligne entre Saint-André le Gaz et Pont de Beauvoisin d'une part, Chambéry et le Bonnard, d'autre part, jusqu'à ce que le viaduc sur le Guiers soit de nouveau réparé en 1946.

Dans les années 50, l'axe historique Lyon-Chambéry qui lui passe par Ambérieu-en-Bugey et Culoz est électrifié. Son trafic ne cesse d'augmenter, une partie de celui-ci est délesté, et passe désormais par Saint-André le Gaz. Une option d'autant plus intéressante pour les voyageurs, qu'elle permet de raccourcir le trajet qui passe de 135 à 106 km. La signalisation de la voie est modernisée à cet effet, et les dernières locomotives à vapeur circulent sur cet axe à l'été 1962. Ce qui nous amène à l'époque évoquée sur le réseau.

L’époque c’est 1960, ce qui nous permet de faire circuler à la fois des trains à vapeur et des trains diesel.

De nos jours la ligne est toujours en activité, et toujours à voie unique. En revanche, elle a été électrifiée en 1985. Elle est parcourue par de nombreux TER et même TGV et autres Eurostar desservant les stations de sports d'hiver de la vallée de la Tarentaise, ainsi qu'Aix-les Bains et Annecy. Le trafic fret est limité à la desserte d'une zone industrielle au nord de Chambéry, car le profil de la ligne est hardi, avec des rampes de l'ordre de 25 pour mille. Il s'agit avant d'arriver à Chambéry, de contourner le massif de l'épine, ce qui se fait en longeant l'une des berges du lac d'Aiguebelette.

L'économie d'un tunnel n'a pu être faite en revanche, mais celui-ci est situé plus loin sur la ligne, après que celle-ci ait franchit le Guiers et soit rentrée en Savoie, mais ceci est donc une autre histoire, que les modélistes de l'AMT décideront peut-être de nous raconter sur une future maquette.

La semaine prochaine dans Aiguillages, nous emprunterons justement l'axe historique Lyon-Chambéry, puisque je vous emmènerai à Ambérieu-en-Bugey, rendre visite à l'Association des Modélistes Ferroviaires Ambarrois.

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