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Les Petits Trains de Guimaëc

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Les Petits Trains de Guimaëc

Transcription :

A la limite des Côtes d'Armor et du Finistère, le petit village de Guimaëc, et tout en haut d'une route longeant la côte, il y a la maison de Bernard Guerlesquin. Un marin à la retraite, qui malgré des années passées dans la Marine Nationale, n'a jamais oublié sa passion des trains. Nous voici dans son jardin où manœuvrent quelques unes des automotrices Suisses qu'il a fabriqué lui-même. Le jardin de Bernard Guerlesquin, c'est le résumé d'une passion de toute une vie.

J'ai toujours eu la passion des trains. Quand j'étais petit, mes parents m'achetaient des petits trains qu'on remontait comme une horloge, avec une clé, et puis après j'ai toujours été passionné, alors j'achetais du matériel petit à petit. Pour le réseau ici, j'ai acheté des rails, je les ai mis sur à peu près une trentaine d'années. Mes premiers modèles de trains datent des années 60-70, petit à petit j'en ai acheté d'autres, et une fois en retraite, arrivé en Bretagne, j'ai pensé réaliser un réseau et je l'ai fait sans trop de difficultés mais il y avait quand même un gros travail. Le gros œuvre pour construire la plate-forme du réseau, ça a été beaucoup de brouettes et de terre et de cailloux à déplacer, et après installer la plate-forme de la voie et tous les automatismes divers.
Vous savez si le terrain s'y prêtait ?
Non, il ne s'y prêtait pas du tout, j'ai commencé par construire le viaduc qui est derrière moi et j'ai pas fait de plan, je l'ai construit au fur et à mesure de mon imagination, tout en respectant les pentes, pour que les trains puissent les gravir sans trop de problèmes.

Et quand les dénivellations sont trop importantes, il reste la solution de prendre le téléphérique, ou encore le funiculaire, deux des nombreuses attractions parallèles créées par Bernard pour agrémenter son réseau et qui, pour la plupart, s'inspirent de lieux réels, comme ici le funiculaire de Montmartre.
Dans un autre coin du jardin, de l'autre côté de la maison, c'est un train touristique qui prend le départ. Il promène ses voyageurs, empruntant un passage surélevé pour franchir la voie principale. Ce circuit-là est entièrement automatisé, et ce sont des temporisations qui commandent le départ du train à intervalles réguliers.
Mais voilà qu'un incendie s'est déclaré dans l'une des maisons du réseau. Heureusement, les pompiers sont vite arrivés sur place, et la lance déployée va permettre de venir rapidement à bout du sinistre. Les circulations peuvent donc reprendre dans le jardin. Su le circuit principal, cette locomotive balai quitte l'une des trois gares du réseau et s'engage dans un défilé, puis dans un tunnel qui débouche sur un autre pont métallique.


Les bâtiments sont construits soit en ciment, soit en plexiglas. Avec une difficulté de taille : il faut que le tout résiste aux intempéries. L'hiver dernier, la Bretagne a essuyé 5 grosses tempêtes, avec des rafales soufflant à plus de 130 km/h. Le vent hurlait et il était même difficile de se tenir debout à l'extérieur De telles conditions provoquent nécessairement des dégâts sur le réseau. Cette fois-ci, c'est la signalisation en particulier qui a été abîmée, mais somme toutes, les dégâts ont été limités.
Lorsque le vent est trop fort , les machines sont assez lourdes pour résister et rester sur les rails, en revanche, il n'est pas rare que les voitures se coucher, et quand cela arrive sur le grand viaduc, Bernard est obligé d'enfiler ses bottes et d'aller à la pêche dans son bassin. Une réglementation locale suspend d'ailleurs toute circulation sur le réseau lorsque le vent dépasse les 50 km/h.

Le viaduc est sans doute la pièce maîtresse du réseau. 9 m de long, 1 m 15 de haut. Il a été construit avec du profilé laiton pour la partie métallique, les piliers sont en ciment. A l'intérieur de l'ouvrage, une galerie de service à été aménagée pour permettre aux ouvriers d'assurer l'entretien du viaduc.
Le réseau de Bernard Guerlesquin est réalimenté en 6 différents points : la caténaire est réellement tendue et fonctionnelle, mais il est aussi possible de faire circuler des rames à alimentation embarquée, et de les commander par radio.
L'échelle du réseau est le II métrique. Il développe 230 mètres de voies.
Côté entretien, à cause de la pluie, les toitures sont à repeindre tous les deux ans. Les façades sont à reprendre tous les 5 ans.
De petites sommes de travail, qui viennent se rajouter à l'entretien du jardin, et qui finissent par prendre pas mal de temps : arrachage des mauvaises herbes, taille des arbres pour les conserver à peu près à l'échelle des trains : 1000 mètres carrés dont il faut assurer l'entretien.
Les voies du réseau principal sont en acier inoxydable : de l'adeline de la tréfilerie des Vosges. Les voies de débord sont en laiton. L'inconvénient, c'est qu'elles noircissent en s'oxydant, et qu'il faut les frotter pour que le courant passe.
Le réseau reproduit certains sites connus, comme le château des 1000 ans de Joséphine Becker.

Un troisième réseau, breton celui-ci, serpente au travers du jardin. Et à l'arriére de chaque train, on put entendre le bedeau de la chapelle Notre-Dame des trains faire sonner les cloches en guise de contentement.


Le réseau de Bernard Guerlesquin est bien connu dans la région, toutes les écoles des environs l'ont visité au moins une fois, sinon la majorité des visiteurs sont des clubs de retraités venus des 4 départements bretons.

La semaine prochaine, Aiguillages sera à l'autre bout de la France, nous reviendrons sur l'exposition de Nouvion sur Meuse qui s'est tenu au printemps dernier dans les Ardennes. Pour être tenu informé de ce qui se passe sur Aiguillages, de la publication de nouveaux reportages, et connaître le programme des semaines à venir, inscrivez-vous sur le site, www.aiguillages.eu.

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