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Le Rail Club de Meaux

fête ses 30 ans

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Le Rail Club de Meaux fête ses 30 ans

Transcription :

Le Rail Club de Meaux, est une association de modélistes ferroviaires de la région parisienne qui compte 80 membres, dont la plupart son actifs, et heureusement, car adhérer à Eurotrack, n'est pas une mince affaire. En plus de compléter un dossier administratif, il faut participer deux expositions internationales montées chaque année par le club, puis organiser à son tour une exposition dans sa ville. Et c'est ainsi que cela fait deux ans, que les membres de l'association travaillent sur ce projet. Même si pour le Rail Club de Meaux, l'aventure Eurotrack ne fait que commencer, ce week-end des journées du patrimoine ou il organisait cette exposition constitue tout de même un premier aboutissement.

L’intérêt d’Eurotrack c’est de pouvoir, une fois par an, se retrouver, organiser cette exposition de trains miniatures en racontant les réseaux les uns aux autres. Ce sont les normes de la Fédération Française qui ont été choisies pour ces raccordements, au niveau tant de la hauteur que de l’écartement des rails, et une fois par an le dimanche matin nous avons aussi l’assemblée générale de cette association qui regroupe 12 clubs, 8 nations différentes actuellement

Sur les 8 pays adhérents à Eurotrack, deux n'ont pas pu faire le déplacement cette année, la Hongrie et l'Italie, mais les 6 autres contrées européennes étaient représentées : L'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la France, les Pays-Bas et le Royaume Uni.

Le projet Eurotrack a été lancé sur la base de relations amicales établies entre le Solent Model Railway group de Southampton et l'Association des Modélistes Havrais Amateurs, basée au Havre, auquel se sont bientôt joints un club de Liège en Belgique et le RMC14, le rail Miniature Caennais, originaire de Normandie. L'association Eurotrack a été créée dans la foulée en 1988.

Eurotrack, c'est une organisation qui réunit des clubs européens de modélismes ferroviaires, nous avons maintenant 8 pays et 12 clubs adhérents, et dans ces 8 pays, ce sont six langues différentes qui sont parlées, mais quand nous nous retrouvons nous parlons le langage des trains, et ça nous permet de nous comprendre au-delà des barrières de la langue.
Eurotrack est née d'une relation d'amitié nouée entre les clubs de Solent et du Havre, bien avant mon arrivée. L'idée c'était de se retrouver et de partager le plaisir de la pratique du modélisme ferroviaires. A l'origine, il y avait le Havre, Solent, un club Belge qui nous avait rejoint, mais qui a quitté l'association, ça aussi c'était avant que je ne sois là, et puis il y a eu Caen, un autre club Français, après quoi beaucoup d'autres clubs nous ont rejoints, quelques-uns nous ont quitté, un Belge, et un Français notamment, mais aujourd'hui nous avons le plaisir de souhaiter la bienvenue au Rail Club de Meaux. Ils sont venus il y a deux ans à l'exposition de Southampton que le Solent Model Railway Group avait organisé, c'était la première fois que nous les rencontrions. Ils sont venus avec un excellent «Brie de Meaux », alors ça commençait plutôt bien pour eux. L'année dernière ils nous ont rejoints en Hongrie, et du coup après deux ans de participation à nos activités, ils pouvaient devenir un membre officiel d'Eurotrack. Mais il fallait pour cela qu'ils organisent à leur tour un rassemblement des membres du club, et c'est ce qui se fait aujourd’hui.

En fonction du nombre de participants et de la configuration de la salle, le réseau peut être monté selon différents plans. A Meaux, l'une des extrémités de la maquette était constituées par les modules du club Belge de Virton, auquel José Burton appartient. C'est le secrétaire de l'association Eurotrack, un projet qu'il a rejoint pratiquement dès son origine, ce qui ne l'empêche pas d'avouer que l'installation d'une telle maquette relève chaque année d'un petit miracle.

Ici on a quand même une soixantaine de modules à 1m20, vous voyez à peu près, disons qu’on a une centaine de mètres de longueur de réseau, en double voie, ça fait 200 mètres de voie. Le montage n’est pas toujours évident, parce que souvent ça marche bien quand on est chez soi, on monte dans les remorques, on s’amène ici et ça ne marche plus, parce que le transport a créé quelques petits soucis. Donc hier certains, dont moi, ont eu des petits soucis. A part ça, une fois que c’est monté, ça roule, en automatique théoriquement.

Sur le réseau, les trains tournent en principe en automatique, même s'il faut parfois intervenir manuellement, pour éviter la congestion du circuit. Cela peut être fait notamment sur le module en courbe réalisé par le club de Southampton. Un module un peu particulier dans la mesure ou il a été conçu de telle manière que les voies et le décor sont indépendants les uns des autres. Il est ainsi possible de faire évoluer le décor sans que les voies ne soient affectées. Autre avantage, cela en facilite le transport, dans le coffre d'une voiture. Côté décor, ce sont les ruines de l'abbaye de Netley qui sont évoquées. Côté voies des évitements permettent de stocker temporairement les convois, avant de les renvoyer sur le reste du réseau.

Un peu plus loin sur celui-ci, un autre module spécifique permet aux trains de passer de la voie de gauche à celle de droite et inversement, car si les trains en France et en Angleterre circulent à gauche, ce n'est pas le cas en Allemagne notamment, et un système de toboggan est aménagé pour permettre ce passage d'une voie à l'autre.

Autre contrainte posée par ce type de raccordement, il faut faire en sorte dans un premier temps que tous les modules puissent facilement se raccorder les uns aux autres, et dans un second que l'on dispose d'un moyen sur de savoir s'il est possible ou non d'envoyer un convoi sur le module du voisin.

On se base d’abord sur les nomes de la FFMF, du point de vue mécanique notamment, électrique un petit peu, mais le problème c’est que tout le monde n’est pas européen, donc norme mécanique, prendre les mesures, ça, ils savent faire, respecter les normes électriques, en particulier trouver des fiches téléphoniques PTT, en Hongrie c’est un peu dur ! Alors il faut trouver un autre système, en fait, et donc j’ai mis au point un système qu’on appelle le block Eurotrack : ce sont des petits boîtiers qui sont répartis à raison de 1 boîtier par club participant à l’exposition, donc chaque club a son pupitre de commande pour sa partie de réseau qu’il a conçu comme il le voulait, et à côté, ce petit pupitre de block Eurotrack. Le principe est extrêmement simple, tout du moins au mode manuel, c’est-à-dire qu’il est muni de chaque côté d’un interrupteur et de 2 LED. Les 2 LED nous indiquent si on a le droit d’envoyer un train vers le voisin, donc vers le canton aval : si la LED est rouge, on ne doit pas en envoyer, si la LED est verte, on peut en envoyer. Le bouton sert à signaler au voisin la même chose, c’est-à-dire qu’on accepte un train, auquel cas sa LED sera verte, ou qu’on ne veut pas de train, auquel cas sa LED sera rouge. Alors c’est extrêmement simple, encore faut-il en permanence regarder ce boîtier-là, obéir aussi, et c’est pour ça que j’ai mis le boîtier en mode automatique : en parallèle avec les LED vertes/rouges, j’ai un contact qui peut être utilisé pour couper le courant sur une section d’arrêt, par exemple, et inversement, on peut remplacer le bouton en utilisant une prise jack au bon endroit, avec un contact de relais qui signale l’occupation du canton. Donc si le canton est occupé, on donne l’ordre au voisin de s’arrêter, si le canton est libre, on donne l’ordre au voisin d’arriver.

Le problème étant que pour le moment certains clubs utilisent ce système en mode automatique, d'autres en mode manuel, ce qui est possible mais qui n'est pas toujours évident. Un autre petit souci est posé par la longueur de certains trains. Lorsqu’ils dépassent une certaine taille, il arrive que les convois ne soient pas bien détectés. La locomotive s'arrête devant un feu rouge, le canton dans lequel elle se trouve avec ses premiers wagons est bien marqué comme étant occupé, mais il est possible que certains wagons dépassent sur le canton précédent qui lui est considéré comme libre, ce qui ne nous met pas à l'abri d'une possible collision. L'automatisation progressive de la totalité du réseau devrait finir par venir à bout de ces derniers petits soucis.

La prochaine édition d'Eurotrack aura lieu à Vérone en Italie, en 2017, et en 2019, la manifestation se déroulera de nouveau en France, à Caen, ou le Rail Miniature Caennais fêtera ses 50 ans d'existence en conviant ses confrères européens.

La semaine prochaine dans Aiguillages, nous irons chez un particulier, membre du Cercle du Zéro, pour découvrir son réseau.

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