Aiguillages, tourisme et loisirs ferroviaires

Toul Expo Rails

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Toul Expo Rails

Transcription :

Cette semaine, nous embarquons à Dijon à bord d'un TER pour nous rendre à Toul, près de Nancy où s'est tenue la 21ème édition de l'exposition de modélisme ferroviaire organisée par le Cercle Ferroviaire de Nancy. Pour ce salon, les membres du CFN avaient réuni un très beau plateau de plus de 2200 mètres carrés. Je vous propose de vous en faire faire la visite dans ce reportage.

Bonjour et bienvenue dans Aiguillages !

Toul, c'est dans le département de la Meurthe et Moselle, non loin de Nancy, en Lorraine. C'est la première fois que le Cercle Ferroviaire de Nancy organisait une exposition en dehors des murs de sa ville d'origine, la salle habituellement occupée pour l'occasion n'étant pas disponible pour cause de travaux.

Avec ce changement de salle, le CFN n'a pas forcément perdu au change, la salle qui accueillait l'édition 2018 de cette exposition étant plus grande. Une vaste halle, avec armature en acier riveté, qui ferait presque penser à une ancienne gare, sauf que ce sont des chars de l'armée qui y étaient autrefois garés, et non des trains. L'espace Dedon, qui accueillait le salon, est situé rue du Colonel Péchot, du nom du militaire qui adapta le système Decauville aux besoins de l'armée. Comme quoi, même sans aller chercher très loin, l'esprit ferroviaire soufflait bien sur cette manifestation. Son acronyme en lui-même était tout un programme ferroviaire : TER pour Toul Expo Rails.

Sur le plateau de cette exposition étaient présentés des réseaux bien connus des Aiguillonautes, comme la gare de Tournus par la section modélisme des Chemins de Fer du Creusot, La Maurienne par le Club Ferroviaire de Franche Comté, Ychoux de Marc Emery et encore pas mal d'autres. Il y avait aussi des réseaux inédits dans Aiguillages ou en exposition, puisque certains ont profité de Toul Expo Rails pour faire leur première sortie publique. C'était le cas de Tom Ferry du club de modélisme ferroviaire de Talange, qui présentait une ébauche de son futur réseau.

J'ai commencé à faire les modules, je me suis inspiré un peu des modules de Fabien Frémaux sur Aiguillages, j'ai regardé comment il faisait, j'ai amélioré à ma façon, j'ai fait un peu comme je voulais et j'ai commencé la structure et après j'ai commencé le fond du décor, et après j'ai commencé la pose des voies et le ballast par la suite. C'est la première fois que je sors en expo à Toul, ce week-end, j'avais déjà fait un réseau il y a un an de ça et j'avais rencontré quelques problèmes du coup j'avais tout démonté pour faire un dépôt qui fait 3 mètres par 70 cm. C'est un dépôt essentiellement diesel, fin de la vapeur début du diesel, j'essaye d'utiliser des maquettes fabriquées par des artisans, notamment chez PN Sud Modélisme ou Bois Modélisme.

L'objectif de Tom est d'être présent pour le salon du modélisme de Mulhouse qui se tient chaque année à la cité du train, fin septembre.

Il y a quand même encore beaucoup de travail, j'ai posé déjà les moteurs d'aiguillage, il me reste encore tout à raccorder sur le pupitre et il reste encore beaucoup de décor, des maquettes à monter, pas mal de choses encore.

Le club organisateur présentait diverses de ses réalisations sur une surface de 60 mètres carrés. Des réseaux qui avaient été présentés à l'état d'ébauche lors de la précédente exposition organisée par le Cercle Ferroviaire de Nancy, vous aviez pu les apercevoir dans le numéro d'Aiguillages qui avait été consacré à cette manifestation. Pour l'édition 2018, ce sont des versions beaucoup plus abouties qui étaient présentées de ces maquettes. A commencer par le Parc d'attraction.

Le projet initial était de présenter des réseaux qui seraient installés dans des vitrines de magasin. L'idée originale était de présenter des animations nombreuses pour attirer l'attention et l'idée s'est portée sur le parc d'attraction qui présentait de nombreuses animations. Il existait de nombreux manèges dans le commerce donc l'idée était déjà bien intéressante, on est partis de ce fait-là pour partir sur le parc d'attraction. Il y a des constructions du commerce mais par contre il y a beaucoup de constructions intégrales.

L'une des attractions qui a demandé le plus de travail en termes de mise au point, c'est celle sur laquelle des bûches remontent par un tapis roulant, avant de glisser sur un toboggan.

Le principe est très simple : comme dans les véritables manèges, il y a deux tapis qui remontent les bûches en hauteur, et comme en réalité il y a un système de pompes qui mettent en eau les goulottes dans lesquelles glissent les bûches, elles font leur plongeon infernal. Comme autre attraction, on peut retrouver la maison hantée de Disney Land qui est une construction intégrale qui a nécessité un nombre important d'heures, je crois que ça représente 900 heures de travail. Cette maison hantée est malheureusement hantée par des fantômes, qui aujourd'hui justement font la fiesta. On peut y retrouver une attraction sur le thème des pirates, où on retrouve des bateaux navigant dans un décor des caraïbes et d'un bateau échoué. On peut y retrouver une mine hantée dans laquelle apparaît de temps à autres un fantôme, on y retrouve des balançoires pour les enfants, pour s'amuser et naturellement, pour faire un lien entre toutes ces attractions, il y a un petit train qui permet de parcourir le parc et de découvrir les attractions sous un autre angle.

L'ensemble des attractions est géré par un Arduino, qui est dissimulé dans ce coffre de pirate. Il commande le fonctionnement des différentes animations et devrait prochainement prendre en charge également la diffusion de bruitages.

Le décor du parc d'attraction n'est pas encore totalement terminé et de nouveaux manèges devraient rejoindre la maquette dans les prochains mois. On va s'efforcer de suivre ça !

Autre module que l'on avait pu découvrir lors de la précédente exposition organisée par le CFN, c'est le réseau neige.

Il avait été présenté en 2015, on avait pu montrer au public la disposition, le principe de fonctionnement des skieurs qui sont animés tout simplement par une chaîne de vélo entraînée par un moteur d'imprimante, sur cette chaîne de vélo il y a des aimants, on remet des petits aimants aussi sous les skieurs et c'est ce qui fait l'entraînement des skieurs dans la descente de la piste. Après, il y a l'assemblage du petit bourg où je me suis amusé à faire par exemple une vitrine du salon de coiffure, en fait on a un effet de profondeur mais c'est simplement une image qui est remise à l'échelle juste derrière un transparent qui fait la vitrine. Il y a l'auberge qui est un produit Faller qui est assemblé mais après tout l'intérêt c'est de la mettre en valeur dans son décor, on a utilisé de la découpe laser pour faire les barrières le long de la voie ferrée. Pour ceux qui sont curieux, le tunnel dans lequel on a pris soin de faire un décor intérieur qui donne un effet de perspective et pour mettre en valeur on a mis des LED sur des véhicules de façon à donner l'impression d'une circulation réelle dans ce tunnel. Il y a un alternat de lumières dans différents bâtiments, on peut les voir s'éclairer alternativement avec une temporisation ainsi que le magasin de sport où j'ai aménagé la vitrine avec des sujets Preiser et la vitrine s'allume avec toujours l'effet de temporisation, ce qui met en valeur ce qui a été mis dans la vitrine.

Mais la principale animation de ce décor, celle qui attire le plus l'attention du public, ce sont les skieurs. Et qui dit skieur, dit neige qu'il faut réussir à disséminer dans le décor.

Cette neige-là, c'est un produit un peu particulier qu'on ne trouve pas forcément dans le commerce traditionnel de modélisme, c'est tout simplement une poudre polyester qui est utilisée dans des produits cosmétiques pour simplifier un peu, les granulés qu’on trouve dans les savons pour mécanicien, c’est une toute petite poudre blanche fine qui s’assemble bien avec toujours le fameux mélange colle-eau, la difficulté c’est bien sûr de bien doser ce mélange puisqu’en fonction de la nature de la colle on a quelques problèmes de jaunissement dans le temps mais je pense que c’est un problème qu’on retrouve quel que soit le matériau qu’on utilise, malheureusement le blanc a tendance à jaunir avec la lumière.

Un autre membre du club présentait une partie de son réseau en cours de réalisation : la gare cachée qui est d’ores et déjà fonctionnelle et qui sera placée sous le futur réseau, dont seuls les plans au tiers étaient visibles.

Pour l’instant la gare cachée, au lieu d’être en partie arrière, elle sera en partie souterraine parce que c’est une histoire de place dans mon local, là tout est en analogique parce que disons que le numérique, ce n’est pas trop ma tasse de thé, et le futur réseau, lui, sera en partie haute. Là nous avons une gare cachée avec 5 voies montantes, 5 voies descendantes, qui fait à peu près une longueur de 4.60 m et lui le réseau qui sera au-dessus fera 7.80 m, ce qui permettra qu’en fin de compte au niveau de l’utilisation, comme je vous disais que le numérique n’était pas ma tasse de thé, tout le réseau sera entièrement numérisé en automatique et j’aurai simplement pour faire plaisir à deux collègues de notre club une partie en DCC pour pouvoir m’amuser un peu sur la zone vapeur et sur la zone triage.

En continuant à faire le tour du stand aménagé par le Cercle Ferroviaire de Nancy, nous passons devant son réseau d'exposition à l'échelle 0, et nous retrouvons son président Christophe Costy qui quant à lui, grand passionné de trains de travaux sur voie normale, présentait quelques-unes de ses réalisations.

Dans cette vitrine, je pense que certains reconnaîtront les modèles qui sont passés dans Loco Revue régulièrement depuis les années 1996, donc il y a des petits locotracteurs Moyse qui ont été construits sur des bases de Y 51000 Jouef, et au fur et à mesure de l’évolution il y eu des moteurs qui ont été installés dedans et on peut découvrir aussi un petit Decauville, un 1951, un petit Renault JJ datant des années 50 que j’ai été mesurer directement sur place en gare de Courtenay, je ne sais même pas si le locotracteur existe encore et c’est une pièce de musée, dommage. On a un locotracteur Renault des houillères du Nord-pas-de-Calais, qu’on peut retrouver encore un peu partout en France puisque ces locotracteurs, une fois que les houillères ont été fermées, ont été répartis sur différents ITE pour être utilisés dans des raffineries, dans des silos un peu partout, dans des carrières aussi.

Un petit clin d’œil à Luc de Martelaar qui avait appelé dans un précédent numéro d'Aiguillages consacré au Rama à ce que les organisateurs d'expositions pensent aux personnes en fauteuil roulant, et mettent à leur disposition un périscope dont il décrivait le principe, et bien à Toul Expo Rail

, c'est chose faite. Comme d'habitude, je prendrai le temps de vous présenter plus en détails quelques-uns des réseaux qui étaient exposés à Toul, en souhaitant que le Cercle Ferroviaire de Nancy sera en mesure de proposer une nouvelle exposition dans deux ans, car pour l'heure il connaît malheureusement quelques soucis. Il va lui falloir quitter prochainement les locaux qu'il occupait depuis de nombreuses années, sans qu'il puisse compter dans l'immédiat sur une solution de rechange.

La semaine prochaine exceptionnellement, deux numéros d'Aiguillages pour clore la saison X, lundi nous irons au Conifer dans le Haut-Doubs, l'association s'apprête à fêter ses 25 ans et à inaugurer une nouvelle et imposante locomotive à vapeur, et en fin de semaine je vous raconterai un voyage en Suisse qui m'a amené à emprunter des trains qui tutoient les sommets alpins de la confédération Helvétique.

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