Le réseau HOm d'André Jaquerod (Garm)
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Le réseau HOm d'André Jaquerod

(Garm)

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Le réseau HOm d'André Jaquerod (Garm)

Transcription :

Je vous présente aujourd'hui dans ces Rendez-Vous du Lundi d'Aiguillages, le réseau d'André Jaquerod. Il s'agit d'une maquette à l'échelle HOm dans les locaux et avec l'équipe du Rail Club de la Côte à Nyon, que je vous avais présenté il y quelques semaines dans Aiguillages, c'est un club qui se trouve en Suisse. Contrairement aux autres réseaux qui sont présents dans les locaux de ce club, celui-ci est modulaire et à vocation à partir en exposition.

Le Garm, c'est le Groupe des amis du Réseau Modulaire, une association créée parallèlement au Rail Club de la Côte par André Jaquerot, dans le but de partir en exposition.

Je vous ai présenté l'un des réseaux du Rail Club de la Côte il y a quelques semaines dans Aiguillages, à l'occasion d'une visite que je lui avais rendu lors de ses dernières journées portes ouvertes. Durant ce week-end, André Jaquerod le président du club, présentait également son réseau personnel, une maquette qui voyage un peu de partout en Europe sous l'étiquette du Garm. Ce réseau est modulaire et peut-être présenté dans différentes configurations. Celle qui est privilégiée est en carré qui peut intégrer ou non, l'une des extensions de la maquette, la gravière, mais dans les locaux du club la place disponible n'est pas suffisante pour le présenter ainsi, aussi, c'est dans sa disposition en longueur qu'il était monté. Les membres du Garm auraient de toutes façons été bien en peine de disposer leur réseau dans sa configuration habituelle. Quelques mois plus tôt, alors qu'ils s'apprêtaient à participer à la deuxième édition de Train Mania, ils se sont fait voler à Lille, une remorque toute neuve qui contenait 4 des 21 modules de base constituant le réseau. Sur place, la maquette à tout de même été présentée, mais elle n'était que partiellement fonctionnelle.

André Jaquerod

C’est un réseau en carré où on se trouve au milieu et puis c’est un réseau qui va avoir une différence de hauteur de 40 cm. On a une liaison entre deux gares principales une qui est à 1,35 m l’autre à 1 m environ et puis on a d’un côté une pente légère qui monte régulièrement jusqu’à la gare supérieure et ensuite on redescend de cette gare supérieure par un grand viaduc, le viaduc des Crottes de la région de Morbier, et ensuite on arrive dans une hélicoïdale pour revenir au niveau zéro de la gare de base.

Le Groupe Les Amis du Réseau Modulaire a été créé en 2008 et s'est aussitôt lancé dans la construction de ce réseau dont la 20 aine de modules de base ont été terminé dès 2011. Depuis des extensions ont été réalisées dont celle dite de la gravière qui sert de boucle de retournement lorsque le réseau est disposé comme ici lors des Portes Ouvertes au Rail Club de la Côte en longueur.

André Jaquerod

Il m’est venu à l’esprit tout à fait par hasard j’avais remarqué dans une exposition en Allemagne qu'il y avait une Gravière et je me suis dit bah tiens c’est une bonne idée pour faire une boucle, par contre cette gravière était au même niveau et je me suis dit ça serait plus sympa de faire une gravière avec la boucle cachée dessous, d’où la difficulté de cette conception. Mais le rendu est bien meilleur. C'est ici qu’on a créé cette Gravière. Elle est en deux parties avec un caisson qui se pose par-dessus en dernière instance. Il faut d’abord relier la partie inférieure et puis ensuite on peut rajouter la partie supérieure. Le tout va se mettre dans une caisse qui sera vissée et boulonnée pour le transport. Donc le la gravière, elle est là pour cacher la boucle, parce que les trains de montagne Suisses ce ne sont pas des tramways avec une boucle de retournement comme dans les villes, mais il faut essayer de la cacher pour qu’on le voit pas les trains qui sont en attente dans cette boucle. Si on veut ce ne sont que des trains voyageurs qui vont passer par dessous, mais aussi les trains marchandises en transit, c’est possible. Par contre pour la gravière il n'y aura que des trains de ballastière qui vont pouvoir monter avec des locomotives diesels.

Des trains en provenance du circuit principal qui pourront bifurquer pour s'engager sur la voie conduisant à la gravière. Les wagons seront alors pris en charge par des locotracteurs diesels, car ce site industriel n'est pas électrifié. L'espace n'est pas très grand, mais il a été conçu pour permettre de nombreuses manœuvres.

André Jaquerod

On a des dételeurs qui sont pilotés par un poussoir et quand le premier train arrive avec son chargement de wagons on va décrocher la première machine et ensuite on va venir chercher ses wagons, les déplacer sur une autre voie, où il y a également la possibilité de les dételer. Ensuite on prépare un autre train avec l’une des machines libres et on repart sur le réseau

Un réseau que l'on va survoler en compagnie d'André pour en découvrir les principales parties constituantes.

André Jaquerod

Ce sont des modules dont la déco suit la voie, c’est l’avantage du système qu’on a choisi. On a pas du tout les normes NEM (Normes Européennes de Modélisme Ferroviaire) que tout le monde connaît, ça nous permet de poser la voie où on a envie de la mettre, de faire des liaisons module par module, soit par le centre, ici particulièrement c’est le centre, mais là on voit pertinemment qu’on va sortir selon la conception de la montagne pour s'enfiler dans une galerie, ce qui nous permet d’abord surtout d'avoir le décor qui suit la ligne pour éviter d’avoir des modules du type exposition individuelle. On a une continuité, c’est ce qu’on a voulu

Ici on arrive dans la gare principale qui elle a la gestion des deux côtés des deux lignes, qui sont à droite vers la Gravière à gauche vers la gare dites de Langemess et dans cette gare ça nous permet de croiser des trains. Des trains assez courts, parce que c’est vrai que on a pas voulu faire une immense station. C’est carrément des trains avec voitures pilotes et on peut les stocker. Il y a une commande générale. L'alimentation des deux côtés se fait par le poste qui se trouve ici, et comme ça, ça nous permet de savoir si on peut ou pas partir d’un côté ou de l’autre, en fonction de ce qui est libre dans les gares des deux côtés.

Là on a un pont-cage. On a combiné ça avec une petite scénette, avec une rivière. Là comme on voit on descend gentiment. Y’a des petites scènes pour animer le réseau. Là on a créé une usine qui a l’époque a été oubliée, démantelée, ce qui fait une espèce de ruine. Ici, on a créé une équerre. Si vous remarquez elle a les montagnes identiques des deux côtés, ce qui nous permet de la mettre dans l’autre sens pour partir éventuellement dans une autre direction suivant la place que l'on nous donne en exposition.

Et là nous pénétrons dans la gare appelée Langemess, avec un petit poste de commande. C’est une gare en cul-de-sac, avec une boucle qui est moins cachée qui est au même niveau. Par contre elle est quand même un peu cachée dans le tunnel, ce qui nous permet de stocker deux trains. On peut en mettre un, on le voit ici, sur cette partie-là, et puis un deuxième que l'on peut mettre dans le tunnel derrière. C’est une gare en cul-de-sac avec un poste de commande très simplifié ou on trouve simplement les signaux d’entrée et de sortie qui en les activant vont piloter le sens de marche pour aller à la gare centrale que l’on a vu tout à l’heure

Itw André Jaquerod

Le réseau est piloté en analogique. Trois opérateurs sont donc nécessaires pour le gérer à partir des différents postes de commande qui y sont répartis. Sur la maquette circulent des rames de compagnies privées Suisses roulant sur voie métrique. Même si André sait très bien que celles-ci ne devraient pas se côtoyer sur la même ligne, les occasions de faire rouler le matériel des membres sur ce réseau n'étant pas si nombreuses, il ferme les yeux sur cet anachronisme. Des trains des RHB et du MGB peuvent par conséquent croiser ceux du MOB ou d'autres compagnies encore. Le matériel roulant provient essentiellement de la firme Bemo. Les voies et les aiguillages sont quant à eux de chez Peco. Les trains circulent de gare en gare, chacune se chargeant de la gestion de la ligne de sortie et assurant une protection de bloc jusqu'à la prochaine. La commande d'un signal de sortie verrouille celle de la prochaine gare et impose un sens de marche. Une fois que le train est entré dans la gare suivante, il libère le bloc de ligne et commande la fermeture du signal. Les locomotives sont équipées d'aimants activant des ILS, un système d'interrupteurs couramment utilisé sur les réseaux analogiques pour détecter le passage des trains. Même si elle n'est pas fonctionnelle, une caténaire du type Sommerfeldt équipe l'ensemble des modules. Le décor est inspiré des Alpes Suisses en automne.
Le réseau du Garm continue d'évoluer. Après une petite période d’abattement qui a suivi assez naturellement le malencontreux épisode du vol de la remorque contenant 4 des modules du réseau, deux d'entre-eux ont dores et déjà été reconstruits, les deux autres sont en passe de l'être, et une nouvelle extension est en cours de création. Alors que sur l'ensemble du réseau actuel les trains circulent en adhérence, il s'agit cette fois-ci de proposer une portion d'une vraie ligne de montagne présentant de fortes rampes, justifiant le recours à une crémaillère. Deux nouvelles stations toujours aussi imaginaires vont voir le jour sur la maquette. Filigur et Mont-Plaisir. Les circulations y seront contrôlées à partir d'un nouveau pupitre de commande qui est en cours de câblage. Vous pourrez suivre l'évolution de ces travaux et vous tenir au courant de l'actualité de l'association sur le site du Garm, à l'adresse garm.ch






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