L'exposition virtuelle Septembre 2020
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L'exposition virtuelle

Septembre 2020

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L'exposition virtuelle Septembre 2020

Transcription :

Bonjour et bienvenu dans les Rendez-vous du Lundi d'Aiguillages, nouvelle saison, nouvelle formule, désormais les Rendez-vous du Lundi seront exclusivement consacrés au modélisme ferroviaire, et on parlera de trains réels chaque jeudi dans Aiguillages. Chaque lundi je vous proposerais soit un compte rendu d'exposition, soit une visite de club, une présentation d'un réseau filmé chez un particulier, j'en ai tourné pas mal cet été dans la perspective de cette nouvelle saison, ou encore des rencontres avec des artisans ou des commerçants. Comme ça ne vous aura certainement pas échappé, des expositions en 2020, il y en aura pas ou très peu et pour 2021 il est évidement encore beaucoup trop tôt pour savoir ce qu'il en sera. Pour compenser, je vous propose une fois par mois, le premier lundi de chaque mois, dans ces Rendez-vous du Lundi d'Aiguillages, d'aller nous balader au travers d'une visite virtuelle. On va simplement aller revisiter des reportages qui ont déjà été diffusés dans Aiguillages, qui seront pour vous l'occasion peut-être de découvrir ou de redécouvrir des réseaux présentés en expositions ou chez des particuliers. Aller, je vous invite à me suivre pour ce premier numéro, cette première étape de cette visite virtuelle.

1er arrêt pour cette exposition virtuelle, le réseau Ychoux de Marc Emery. Je l'avais découvert pour la première fois à Laval ou se tient à intervalles irréguliers un excellent salon du train. Je me réjouissais d'avance d'y revenir cette année, la précédente exposition s'étant tenue en 2016, mais comme beaucoup d'autres l'édition 2020 a été reportée à une date pour l'instant non communiquée. Ychoux est une commune des landes dont le nom aurait très bien pu rester totalement inconnu des amateurs de trains. Sauf qu'elle se trouve à mi-parcours de l'une des plus longues lignes droites ferroviaires d'Europe ce qui lui a value d'être choisie pour servir de voie d'essai pour la grande vitesse sur rail. Le TGV 001 y a fait ses premiers pas, mais avant lui en 1955, les locomotives BB9004 et CC7107 enregistraient le premier record mondial de vitesse sur rail à plus de 300 km/h, atteignant peu avant Ychoux, les 331 km/h. Curieusement ce thème avait été laissé de côté par les modélistes, Marc Emery a comblé ce vide.

Toujours dans le sud-ouest, nous voici maintenant un peu plus au nord à Paulliac en Gironde. C'est là qu'est né Michel Louette. De son enfance, il a gardé pleins de souvenirs des voyages en trains tractés par des locomotives à vapeur qu'il faisait avec son grand père pour se rendre à la pointe de grave, et des heures passées à jouer au train. Son premier coffret, de chez Hornby, il l'a reçu pour un Noël alors qu'il avait 4 ou 5 ans. Michel est par la suite devenu collectionneur, et s'est recentré depuis une 15 aine d'années sur l'échelle 0. Chez lui, il a construit un réseau en tour de pièce, à voie unique, sur lequel il fait essentiellement circuler des trains de marchandise. A l'époque ou j'avais tourné ce reportage, la pose de la caténaire était en cours de préparation.

A La Neuville les Bray, à une 40aine de km à l'est d'Amiens circule un petit train touristique assez unique en son genre : Le Pt'it train de la Haute Somme. Un réseau qui date de la première guerre mondiale. Il avait été construit par l'armée en 1916, en prévision de la bataille de la Somme. A l'occasion de la commémoration de son centenaire, l'Amal, l'Amicale des Modélistes d'Amiens-Longueau a choisi d'évoquer ce site sur un nouvel ensemble de 5 modules construits en show-case pour en faciliter le transport. Ce réseau à par conséquent depuis été présenté dans de nombreuses expositions, mais sa première sortie avait été réservée à celle organisée par l'AMAL elle même pour fêter ses 40 ans. Le réseau a été construit à l'échelle Hoe. Le décor est automnal. Le P'tit train longe un canal, avant de s'engager dans un dispositif en Z unique en Europe, qui lui permet de gagner rapidement d'altitude, au prix de la réalisation d'une série de marche-avant, marche-arrière dans des voies en impasse.

Souvent on me dit que pratiquer le modélisme ferroviaire prend de la place, beaucoup de place, encore plus si l'on envisage de travailler avec une grosse échelle comme le 0. Ce sera bien sur le cas, si l'on veut faire circuler de grands express ou de longs trains de fret, ce qui est toujours jouissif, mais ce n'est pas la seule option qui s'offre aux amateurs. Ce réseau de Rémi Berthelin est là pour montrer que l'on peut se faire plaisir même dans un espace très contraint. La Laiterie Saint-Loup est un module au 1/43ème. Des petites laiteries artisanales, il y en avait beaucoup dans l'ouest de la France dans les années 50/60 en particulier dans la région du Poitou d'où l'auteur du réseau est originaire. Ce thème l'a inspiré. Il restait à trouver un petit arrangement avec la réalité, car bien sur aucune d'entre-elle n'a jamais été desservie par le train. Alors Rémi a simplement imaginé que le propriétaire de l'une de ces laiteries était un amateur de chemin de fer, et qu'à ce titre, il avait décidé de doter son exploitation d'un petit réseau privé. A noter que sur ce module, tout a été réalisé en construction intégrale.


Autre réalisation qui nous replonge dans le passé, à la fin du XVIII ème siècle, mais sans trop se soucier de la moindre vraisemblance historique, cette maquette de François Gobbey. Quand un modéliste n'a pas beaucoup de place pour installer un réseau chez lui, il lui reste la possibilité de concevoir un module dans la hauteur. C'est ce que François a réalisé ici. La mine délirium raconte l'exploitation d'un minerai jusqu'ici inconnu des géologues. L'extraction se fait dans des galeries qui se trouvent dans la partie supérieure de la montagne. Les wagons y sont chargés pour de vrai sur la maquette, de ce mystérieux minerai. Ils sont alors pris en charge par un loco-tracteur qui les descend jusqu'au port, où selon un scénario tout à fait plausible, ils basculent leur contenu dans une péniche qui le transportera vers leur destination.

D'extraction de minerai, il en est également question sur ce réseau, mais là, l'histoire est authentique. A partir de 1888 et pendant un siècle des trains ont transporté du charbon entre la Mure et Saint-Georges de Commiers en Isère. Jusqu'à ce qu'un éboulement ne vienne obstruer une partie de la ligne en 2012, un train touristique circulait encore sur cette ligne : Le Chemin de fer de la Mure. Surplombant en a pic le site du barrage de Monteynard et sa grande retenue d'eau, et franchissant allègrement le double viaduc de Loulla, la ligne est longue de 30 km et compte non moins de 142 ouvrages d'art. C'est l'association Rail Miniature Sud Isère qui a construit la maquette qui est aujourd'hui visible dans les locaux de Standard 2016 histobus Grenoblois. Quand au train réel, il devait reprendre du service sur la partie supérieure de la ligne dès cet été, mais la crise sanitaire en a décidé autrement, et son inauguration a été reportée au printemps 2021.

Retour dans le passé, en 1959, Claude Genel après avoir consacré des heures à jouer avec son train JEP à l'échelle O, découvre l'échelle HO qui fait sa timide apparition sur le marché. Il est immédiatement séduit par le gain de place offert par le 1/87ème qui divise par deux celui requis par la pratique du 1/43ème. Jouef, Lima, Fleischman se lancent dans la construction de modèles réduit à cette échelle. Claude réalise alors ses premiers achats de matériel. Il en fera régulièrement sans avoir ni le temps, ni la place de se construire le réseau dont il rêve, chez lui, à Paris. Il vient régulièrement dans le Morvan ou réside sa famille. Il se souvient très bien des nombreux voyages réalisés au départ de la gare de Lyon pour revenir dans sa région natale à une époque ou la vapeur était reine. Celle-ci s'est prolongée jusque dans les années 50, mais en 1955, les bonne vielles machines à charbon ont été remplacées par de flambants neuves motrices électriques. Claude trouve qu'à partir de là, le voyage en train avait perdu un peu de son charme, mais reconnaît que l'on ne peut pas arrêter le progrès. A sa retraite, il est revenu s'installer dans le Morvan, et dans le grenier de la maison familiale, il a installé le réseau dont il avait toujours rêver pour y faire rouler les trains dont il avait fait l'acquisition au fil de toutes ces années.

Autre retraité, autre région, autre échelle, nous voici maintenant dans le jardin de Bernard Guerlesquin à Guimaec (guimec) en Bretagne. Bien que passionné de trains, sa carrière, Bernard l'a fait dans la marine. Autre paradoxe, ce Breton a construit un réseau très fortement inspiré non pas par les trains de sa région, mais par les trains Suisses. Il a commencé à collectionner le matériel roulant à l'échelle IIm dans les années 60/70, et ce circuit dont la construction a commencé par ce magnifique viaduc de 9 m de long pour 1m15 de haut voit circuler les trains de cette collection patiemment constituée pendant 30 ans. Le réseau occupe 1000 mètres carrés, soit quasiment l'intégralité du terrain. Il se développe sur 230 mètres de voies. La caténaire y est tendue et fonctionnelle.


Enfin pour terminer cette première exposition virtuelle, je vous invite à revenir quelques années en arrière, à l'une des premières expositions organisées par le club Model'Rail à Saint-Etienne au Parc Musée de la mine du Puit Couriot ou Florent Defour exposait un réseau créé quelques années plus tôt pour la première édition de Model'Rail en 2009. Inspiré de l'un des sites de la très belle ligne de la côte bleue qui relie Marseille depuis le quartier de l'Estaque à Miramas. La gare représentée sur ce module est celle de Niolon, que Florent a rebaptisé La Nioule pour conserver la possibilité de ne pas coller à 100% au site réel, qu'il connait bien pour y pratiquer régulièrement la plongée. Ici le train parcours une ligne de montagne, à la mer, ce qui a séduit l'auteur du réseau.

Voilà pour ce qui est de cette première édition de cette exposition virtuelle qui nous permettra de revisiter le premier lundi de chaque mois quelques archives extraites des saisons précédentes d'Aiguillages, voire de découvrir quelques images inédites également. Abonnez-vous à la chaîne Aiguillages si ce n'est pas encore déjà fait pour être sur de recevoir les prochains reportages, je vous mets des liens dans la description si vous souhaitez revoir certains des reportages dont les images de celui-ci ont été extraites, et je vous donne rendez-vous jeudi pour le prochain numéro d'Aiguillages.




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