3 +1 réseaux chez des particuliers
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3 +1 réseaux chez des particuliers

Transcription :

Bonjour et bienvenu dans les Rendez-Vous du Lundi d'Aiguillages. Tout au long de cette saison, et en attendant le retour des expositions de modélisme ferroviaire dans le monde réel, je vous concocte chaque premier lundi du mois, une exposition virtuelle. Elle consiste à vous faire revisiter des reportages qui ont déjà été diffusés dans Aiguillages mais que vous n'avez peut-être pas encore vu, si vous êtes nouveau sur cette chaîne, et qui de toutes façons vous sont présentés sous un angle différent. Dans ce numéro je vous présente 3 réseaux chez des particuliers, et je vous reparle d'un 4ème qui vous a beaucoup marqué et à propos duquel, je reçois toujours énormément de questions.

On va aller rendre visite à 3 aiguillonautes qui ont chacun leur façon de jouer au train. Michel, Christian et Vincent ont comme point commun d'avoir beaucoup rêvé le long des voies de leur train miniature quand ils étaient petits, et ils sont revenus à leur jouet préféré à un moment ou un autre de leur vie en retrouvant le train de leur enfance.

Premier de ces réseaux que je vous fais redécouvrir, celui initié par Michel Bourdier, je dis initié car son fils puis son petit fils ont depuis pris le relais. Michel a conçu ce réseau dans le sous-sol de sa maison dont il occupe une bonne place. Le tout est parti du dépôt, car ce que Michel aime avant tout c'est manoeuvrer, mais ses enfants ont grandi et il a pu récupérer un peu de place, et agrandir sa maquette, en transformant une gare qui a l'époque était terminus, en gare de passage. Michel se souvient de son premier train, reçu pour un Nöel à l'âge de 6 ans. Il s'agissait d'un train mécanique. Un coffret contenant la fameuse diabolique produite par Jouef, et qui se remontait à l'aide d'une clé. Ce n'est que 4 ans plus tard que Michel a pu jouer avec un train dit électrique, même si celui-ci était à piles. Depuis son réseau à fait du chemin, puisque qu'il a connu plusieurs agrandissements. L'un des plus importants l'ayant conduit à percer un trou dans le mur pour pouvoir aménager dans la cave voisine une boucle de retournement et une gare cachée. Mais la plus grosse révolution que ce réseau conçu à l'air analogique a connu, fut son passage au numérique sous l'influence de son fils et de son petits fils, passionné d'informatique qui après avoir testé différents systèmes, a opté pour un pilotage du réseau via Train-Controler et un ordinateur, ce qui a supposé de le recâbler entièrement. Petit à petit, le décor du réseau est également rafraichi, on y trouve beaucoup de maquettes de chez Jouef, qui du reste était à peu près tout ce que l'on pouvait trouver sur le marché à l'époque de la conception de ce réseau dans les années 70. Le circuit est conçu en os de chien, c'est à dire que les trains circulent toujours dans le même sens, mais alternativement sur l'une ou l'autre des voies. Il est constitué d'une centaine de mètres de rails, en attendant une possible extension à laquelle rêvent Franck et David, ses fils et petit-fils, qui verraient bien le déploiement de nouvelles voies sur une deuxième niveau de la maquette.

Vincent est beaucoup plus jeune que Michel, pourtant, il est lui aussi passé par sensiblement le même chemin. Il a beaucoup joué au train dans sa jeunesse, collectionner les coffrets reçus pour Noël et les anniversaires, avant de s'éloigner un peu de sa passion, pour mieux y revenir dès qu'il fut en mesure de disposer de suffisamment de place. La taille du réseau reste modeste, mais ses dimensions ne sont pas banales. Surtout sa largeur. En longueur, il fait un peu plus de 5 mètres, en surface 6 mètres carrés. Sa largeur a quand à elle été définie par la place disponible dans l'ancienne pièce ou se trouvait ce réseau avant qu'il ne soit installé ici. Et par le plus grand des hasards, celle-ci était de 1 m 435, soit le standard Européen pour l'écartement des voies dites normales. Ce qui a dicté le plan de voie de ce réseau, c'est d'abord et avant tout la place qui pouvait lui être allouée. Aujourd'hui, sur cette maquette, Vincent a le plaisir lui aussi de pouvoir jouer avec son fils pour qui il intègre des scénettes et des éléments de décors issus d'observations qu'ils peuvent faire ici ou là, et notamment pendant les vacances. La maquette est installée dans une pièce jusque là inoccupée, qui sert de salle de jeux, et a été rebaptisée, la chambre du train. Ici aussi, le circuit est en os de chien, il ressemble à un 8 replié sur lui même, mais des aiguillages permettent aux trains de changer de voies et de ressortir là ou on ne les attendait pas forcément d'un tunnel, ou sur un viaduc.

Allons maintenant dans l'Aveyron, chez Christian, pour observer là-aussi un petit réseau. Il mesure 3 mètres 50 par 1 mètre 50. Pas d'os de chien sur celui-ci, mais 3 circuits imbriqués. Le plus petit des trois dessert une gare avec son bâtiment voyageur et sa halle à marchandise, ainsi qu'un dépôt. Le deuxième permet aux trains de parcourir une ligne de montagne. Elle est électrifiée et sa caténaire que Christian a fabriqué lui même à partir de chutes de rails est caractéristique de celle observée dans la région, en ogives. On trouve ce genre de caténaires en Aveyron et dans les Landes. Une troisième voie est dédiée aux trains plus rapides et donne accès à une coulisse ou se trouve une gare cachée. Le décor du réseau le situe dans les années 1945/1950, en revanche les circulations peuvent évoquer des trains allant des années 1840 aux plus récentes.
Pour son décor, le réseau s'inspire de tout ce que l'on peut observer dans la région. Le plateau du Larzac et ses contreforts, la ligne qui passe à Millau, ainsi que la gare de Saint-Afrique. Ce qui intéresse en effet Christian, c'est de faire rouler régulièrement pour les entretenir, tous les trains de sa collection. Et il en a beaucoup. Pas loin de 600 locomotives et d'une 40aine d'autorails. Ceux-ci proviennent tous de la collection Atlas. Ils ont été sur détaillés et motorisés. Pour faire simple, Christian s'efforce d'acheter un exemplaire de chaque machine qui a roulé des origines du chemin de fer à aujourd'hui, et ce en France, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Pour ces deux derniers pays, il a décidé de limiter sa collection néanmoins, aux seules locomotives à vapeur. A l'époque ou je l'avais rencontré, il avait évoqué son projet de constituer une sorte d'encyclopédie pour offrir aux ferrovipathes la possibilité d'accéder plus facilement à des informations concernant le matériel roulant qu'ils peuvent posséder. Celle-ci est maintenant en ligne. Vous la trouverez sur le site trainminiaturedularzac.webnode.fr.

Enfin pour terminer, je voulais vous donner des nouvelles d'un réseau qui vous a beaucoup marqué, et à propos duquel vous êtes encore nombreux à m'interroger. Il s'agit de l'extraordinaire réalisation de Jacques Ruelle, ce modéliste belge qui est maintenant décédé et dont on avait tenté le sauvetage du réseau. Je n'ai malheureusement plus de nouvelles de ce réseau, c'est la question que vous me posez le plus souvent. Plusieurs pistes avaient été envisagées pour ce sauvetage, mais le plus grand ami de Jacques Ruelle, Michel Ovart, à propos de qui j'avais d'ailleurs réalisé un autre reportage puisqu'il était lui même modéliste, a été hospitalisé peu de temps après le décès de Jacques et est décédé quelques mois plus tard à son tour. Et Michel Ovart, c'était l'homme clé, qui connaissait bien la famille et qui était le mieux placé pour orchestrer ce sauvetage, qui de ce fait n'a pas pu être réalisé. Quelque temps plus tard, des Aiguillonautes m'avaient signalé que ce réseau aurait été mis en vente dans un journal d'annonces local, il ne m'a malheureusement pas été possible d'en savoir beaucoup plus sur son devenir.A ma connaissance, ce reportage réalisé sur cet extraordinaire réseau de Jacques Ruelle, est la seule trace qui restera de ce réseau, et je vous invite a aller le voir, si ce n'est pas encore fait. Je vous retrouve quand à moi dès Jeudi, pour de nouvelles aventures sur les rails.

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