Le train des eaux à l'échelle HO Le réseau de Bernard Lacroix
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Le train des eaux à l'échelle HO

Le réseau de Bernard Lacroix

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Le train des eaux à l'échelle HO Le réseau de Bernard Lacroix

Transcription :

Bonjour et bienvenu dans les Rendez-vous du Lundi d'Aiguillages ! On va se rendre chez un modéliste dans le reportage qui va suivre, pour découvrir une nouvelle fois un très très beau réseau. Son auteur s'appelle Bernard Lacroix et la construction de sa maquette est partie de la reproduction exacte de la gare de Plombières-les-bains qui entre temps est devenu un casino, mais qui à l'époque était desservie par le fameux Train des eaux.

Le train des eaux partait de Paris pour irriguer les stations thermales et climatique des Vosges via la ligne 4 et Culmont-Chalindrey, et s'aventurait même à une époque jusqu'à Vichy et Clermont-Ferrand. Ces relations, étant petit Bernard Lacroix qui habitait entre Contrexéville et Vittel les a beaucoup empruntées, et ce sont ces voyages qui lui ont donné le goût du train et l'envie de se lancer dans la réalisation de ce réseau

Pour Bernard, tout est parti de la lecture d'une revue ...

Au début des années 80 dans la revue Voies Ferrées j'ai été impressionné par un modéliste qui avait reproduit la ligne des Cévennes, mais en reproduisant vraiment les sites de façon exacte, et j'ai voulu transposer cette démarche donc dans le domaine du Train des eaux. J'ai choisi la gare de Plombières-les-bains parce que alors, quand je l'ai choisie, je n'y avais jamais mis les pieds, mais par rapport aux autres gares possibles Contrexéville, Vittel etc ... cette gare était relativement facile à reproduire avec les techniques d'Alain Prat, enfin quand je dis facile c'était très long, il y a plusieurs centaines d'heures de boulot là dessus. Mais je prends la gare de Contréxville par exemple, elle a des formes un peu tarabiscotées, ça aurait été beaucoup plus dur. Et puis l'avantag de la gare de Plombières aussi, c'est que les installations occupent une surface limitée. C'est une gare, terminus, en impasse et entre le bout de la ligne qui est ici, et les ponts qui se trouvent là bas, il y a à peu près 450 m, donc ça m'a permis, après m'être procuré les plans, le cadastre etc … les plans Sncf de reproduire pendant exactement cette gare respecter exactement les côtes real ce qui est intéressant aussi c'est que la rivière longe la gare donc il ya ce mur de soutènement qui permet dans ses limites l'emprise de la gare et ça permet des vues en contre-plongée intéressante et donc c'est parti de là en fait.

Le Train des eaux avait été créé par la Compagnie de l'Est . Il était tracté par des locomotives à vapeur de type de 230 B ou 140 C qui ont laissé leur place à des BB 63500 dans le milieu des années 60, avant que les rames tractés ne disparaissent de la ligne au profit de simples autorails. C'est dans cette époque charnière qui va du milieu des années 60 au début des années 70, que nous plonge le réseau de Bernard Lacroix

Le bâtiment est dans son état final en service commercial, la desserte par voitures directes depuis Paris a durée jusque dans les années 1970, ensuite des autorails ont pris le relais 2008 puis 3008, et la toute dernière desserte voyageurs a eu lieu en septembre 76. Et donc ça correspond à l'époque de reproduction la gare. Donc la gare a été construite en briques rouges, elle était peinte en beige dans les années 50 pour faire moderne, et puis la peinture beige a été retirée, il y a eu un ravalement qui a été fait mais en partie seulement. Sonc là il y a le beige qui resté en bas, mais le rouge est réapparu ici, et la façade arrière est encore beige, donc ça correspond à une situation fin des années 60 début 70. J'ai fais quelques petites entorses, notamment la voie qui est là, a été déposée en réalité au début des années 60, parce qu'il faut bien voir qu'à la fin de l'exploitation la gare, le service voyageur était constitué seulement par l'autorail qui subsistait et qui ne roulait qu'un jour sur deux, trois fois par semaine, et seulement en été, dont trafic extrêmement réduit, et le trafic fret était très très léger quoi. Donc c'est sûr que la voie là n'était pas vraiment utile, mais moi sur ma maquette j'ai un petit peu plus de trafic quand même donc voilà je l'ai maintenue pour les contraintes d'exploitation. Un truc que je regrette pas d'avoir fait, c'est d'avoir choisi le code 70 pour reproduire les voies. Alors si on compare avec les photos réelles, on se rend compte que les rails sont encore un petit peu gros par rapport à la stricte réalité, mais voilà j'ai si j'avais pris des voies plus conventionnelles ça aurait été une erreur quoi. Et donc pour ça, j'ai commencé à construire les premiers coupons de rails que j'ai posés étaient constitués avec du profilé N, donc c'est le cas par exemple, sur les ponts là bas. Donc du rail N, était reliés par des traverses en époxy, quelques traverses en époxy et des traverses bois pour faire le remplissage. Les premiers appareils de voie je les ais construit selon les mêmes techniques. Profilé N, selon les techniques qui avaient été présentées dans Loco Revue par monsieur Mercier, alors je sais plus, dans les années 70 je crois, et voilà c'est un petit peu fastidieux et heureusement pour moi, à cette époque qui a la voie Shinohara, je ne sais pas comment on dit, code 70 qui a paru sur le marché, et voilà ça a bien simplifié le travail pour moi. Alors du coup les boudins de roue traditionnels ne passaient pas et ça oblige à un travail assez fastidieux sur les boudins de roue, mais heureusement dans le matériel récent, je vois par exemple les voitures Dev REE ou je sais pas, la 72000 Rocco dernière version, le le Picasso Mistral, tout ça, ça roule sans modification, sur le code 70.

Voilà qui permet à Bernard de faire varier les circulations sur son réseau, même si elles restent limitées à des rames relativement courtes. Les trains ont pour origine la gare de Plombières-les-bains et partent ensuite dans la campagne Vosgienne.

Autant la gare de Plombières est une gare presque unique, je dis presque parce que la station voisine de Luxeuil-les-bains a été construite avec le même plan, et plus bizarrement la station thermale de Royat-Chamalières près de Clermont-Ferrand, donc là on est en territoire P.O, a été construite aussi en suivant les plans là. Donc il y a trois exemplaires de ce bâtiment. Par contre là pour la halle marchandises, on a un bâtiment classique des constructions de la Compagnie de l'Est dans les années 1880, donc là on a une version quatre portes, qui a été démolie pour construire une piscine maintenant et à Somaine Etencourt, ici c'est une version 3 portes. Mais de la même gamme. Pour la petite histoire, dans le temps, enfin, jusqu'après guerre, il y avait une voie, une voie étroite qui montait dans les hauteurs, desservir les tréfileries notamment la tréfilerie des Vosges qui à une certaine époque produisait la plus grosse partie des rails pour le modélisme. Alors cette tréfilerie je pense existe encore, mais je crois que les rails ne viennent plus de de cet endroit. Là on à l'embouteillage, l'usine d'embouteillage qui a été ouverte en 1967, donc relativement récemment, le bâtiment existe encore, je crois qu'il y a vaguement une fabrique de cosmétiques ou de vaporisateurs de Plombières ou quelque chose comme ça, donc ici on a les ponts. Donc le pont sur la rivière Augrone, donc la rivière qui arrose Plombières et puis la route ici. Alors à partir de là, on quitte ce qui est la stricte reproduction à l'échelle et donc la voie réelle, partait sur la droite, mais bien sûr la présence du mur m'a empêché de le faire et donc à partir de là j'ai adapté. Donc ça part sur la gauche, et on a une remise donc il y avait un petit dépôt à Plombières, bon qui n'était plus exploité depuis la guerre à peu près, avec une remise, donc là c'est une remise type Est, celle là c'est celle de Doulevant le château et celle de Plombières était certainement du même type. Alors à Doulevant le château il y avait une extension en bois, que j'ai pas reproduite. Derrière on a une maison typique des hautes Vosges qui se trouve près de Gérardmer en réalité, et puis ensuite on arrive à une petite halte là encore c'est un bâtiment classique de la Compagnie de l'Est. Donc des PN comme ça il y en a des centaines qui ont été construits autour de 1880, et donc là, ça s'inspire de la halte de Roseaute près de Contrexéville, mais j'ai mis une protection de façade, je sais pas si c'est du fibrociment ou du métal, inspiré de l'halte de ... d'une halte dans les Vosges, j'ai plus le nom en tête. Ensuite ça c'est un bâtiment MKD, un petit garage d'inspiration libre, et donc la voie part se perdre en fait dans une coulisse, donc on à peu près 7 mètres de voies qui sont cachées là bas, et ça permet au train de revenir au bout de quelques instants, par cette large courbe, alors on a un PN, ici que qu'on retrouve en photo là donc, là encore c'est la reproduction d'un PN réel qui a été détruit depuis qui était dans une forêt entre Martiny-les-bains et et Contrexéville, et donc c'était un petit chemin forestier, avec un trafic totalement dérisoire, mais à l'époque il y avait des PN même pour ce genre de chemins et un PN qui était gardé. Et donc la courbe, là un petit village avec des maisons lorraines, dont la mienne ici, et puis des miroirs pour donner l'illusion d'une agglomération un peu plus importante que les quelques maisons que j'ai construites. Alors là on a une scierie inspirée d'une scierie qui avait été présentée dans Loco-Revue dans les années soixante dix, alors j'ai utilisé la Jouef et j'ai réutiliser des éléments, puis je me suis inspiré de ce qui avait été présenté dans Loco Revue, c'était vraiment bien. Là on a un sémaphore construit sur base MKD, donc qui est condamné avec le nouveau sémaphore qui est là donc inspiré de modèles réels. Ici la gare de Somaine Etancourt. La gare réelle de Somaine Etancourt se trouve en Meuse, donc j'ai choisi ce modèle là parce que c'est le plus proche … donc ç'est un bâtiment de type C, de la Compagnie de l'Est, toujours des années 1880 à peu près, et Somaine Etancourt, il se trouve que c'est le plus proche bâtiment de ce type, près de chez moi, et mais il y a des tas de de bâtiments identiques Givry-en-Argonne … dans les Vosges, enfin de partout quoi. Donc ce modèle avait été présenté dans Loco Revnue dans les années 80, mais ce modèle je l'ai reconstruit depuis, notamment en utilisant des huisseries proposées par Architecture Passion. Derrière il y a l'hôtel restaurant de la gare de Tantonville. Il y avait des brasseries absolument énormes qui n'existent plus bien sûr, et je suis arrivé à construire le bâtiment en scannant en fait,en imprimant, en photographiant la façade réelle et en tirant à l'imprimante aux bonnes dimensions. Alors ici on a le train désherbeur qui avait été présenté dans Loco-Revue au début des années 90 je crois, une vieille voiture Ocem Jouef, que j'ai transformée en voiture dortoir et puis les wagons d'accompagnement, et puis donc là désherbeuse qui a la particularité de nettoyer les voies, puisqu'il ya un patin Rocco en dessous de même que le wagon citerne qui accompagne. A côté, on a le poste d'aiguillage. Donc c'est un poste d'aiguillage de type Est qui se trouvait à côté de Touls, donc on le voit ici, et il a été démoli. Il ya une bonne partie des bâtiments que j'ai reproduit qui soit n'existent plus soit on été très modifiés depuis. Et alors ce bâtiment, a une petite particularité c'est que la plaque Sncf 141 R 256 que j'avais trouvé dans une brocante par l'intermédiaire de mon frère, cette plaque n'était pas fixée, et un jour j'ai voulu bouger un petit peu les étagères, elle a basculé et alors elle très lourdes, et j'ai vu c'est comme dans les films, j'ai l'impression de l'avoir vu tomber au ralenti. Et elle s'est écrasée sur ce poste, que j'ai dû reconstruire entièrement. Et autant c'est plaisant de construire une maquette, autant quand c'est la même maquette qu'on recommence quoi c'est fastidieux. Là on retrouve le même modèle de PN que ceux que l'on a déjà vu là haut. Celui-là se trouve sur la petite ligne qui va de Nançoy Tronville à Contrecourt, à très vrai exactement, alors là on voit la photo réelle qui est pas mal décolorée, avec un petit poulailler unifié dont les plans avaient été publiés dans Loco-Revue il y a très longtemps, de même la cave aussi. Derrière on a un silo qui s'inspire très vaguement du silo de Velaine près de Bar-le-duc, notamment le bâtiment de chargement là bas, mais sinon c'est un
bâtiment de dessin libre, avec des tubes de pvc, et puis lui l'utilisation des miroirs la encore pour donner l'illusion du gigantisme. Alors la un château d'eau type Est assez classique, là encore avec le miroir qui donne l'impression qu'il y en a un deuxième, et on à la sortie en coulisse. Donc le miroir y a une petite découpe dans le miroir. Le train part en coulisses, fait demi-tour et peut revenir.

Ce réseau là et comme vous avez pu le constater plutôt abouti, du coup Bernard, comme vous l'avez sans doute entraperçu, s'est lancé dans la construction d'un nouveau.

Maintenant donc mon travail c'est un bon d'une part une maintenance sur tout ça parce que il y a souvent des petites choses à réparer, sinon j'ai commencé à travailler sur un vieux projet mais qui commence à avancer, donc une ligne cette fois double voie électrifiée, 1500 volts avec donc une ligne qui sera bouclée, qui me permettra de faire ce que je peux pas faire sur ma maquette de Plombières, faire tourner des grandes rames. Mais alors bon ça avance très lentement. Je me disais, quand je serais en retraite, ça pourra avancer et j'y suis depuis une paire d'années et ça va pas très vite.

Et bien on va laisser le temps à Bernard de travailler sur ce nouveau projet, et on passera le revoir quand il aura bien avancé. Merci à Christophe Puiseux dont je vous ai présenté le réseau il y a quelques semaines dans Aiguillages qui m'a permis de réaliser cet autre reportage. Je vous donne rendez vous jeudi pour de nouvelles aventures sur les rails.

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