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Mini World Lyon

Lancement de la construction de Mini-Lyon

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Mini World Lyon Lancement de la construction de Mini-Lyon

Transcription :

A Lyon Mini-World a dépassé le cap des 200 000 visiteurs en moins d'un an d'exploitation, de quoi donner des ailes à ses concepteurs qui du coup ont officiellement lancé le projet de la création d'un nouveau monde qui sera à lui seul presque aussi grand que les 3 premiers. Son nom : Mini-Lyon. 200 nouveaux mètres carrés de maquette qui permettront aux visiteurs de déambuler dans les rues de la capitale des gaules et d'en découvrir les plus emblématiques bâtiments reproduits pour la plupart à l'échelle 1/100ème. Les premiers monuments de ce nouveau monde ont d’ores et déjà été construits par l'équipe des maquettistes pour donner un avant-goût de ce que ce Mini-Lyon sera. Il restera à les positionner à leurs emplacements définitifs, lorsque la structure de la nouvelle maquette aura été créée. Depuis plusieurs mois, pas mal de plans ont été élaborés pour finalement être abandonnés et en arriver à celui qui était présenté dans les locaux de Mini-World il y a quelques jours. Un schéma de circulation qui fera se promener les visiteurs à l'emplacement des deux fleuves qui traversent la ville, le Rhône et la Saône. De la, leur point de vue sera unique sur les façades des bâtiments qui pour l'essentiel et les plus intéressants d'entre eux, se trouvent précisément le long des quais des deux cours d'eau. Ils pourront également tout comme le font de très nombreux touristes gravir la colline de Fourvière pour embrasser du regard depuis son esplanade un panorama inédit sur l'ensemble de la ville. A l'échelle, l'effort consistant à gravir quelques marches étant sans commune mesure avec celui à consentir pour se hisser en haut de la vraie colline. Les trains quant à eux circuleront tout le long du mur du fond de la salle, dans des paysages évoquant les environs de la ville.
Pour les maquettistes aussi la construction de ce nouveau monde, revient à gravir quelques marches supplémentaires, la complexité de la reproduction d'un environnement réel étant sans commune mesure avec la construction de mondes imaginaires.

Je pense qu’on n’aurait pas pu le faire au début, et on n’a pas voulu, c’était volontaire, des mondes imaginaires étaient plus faciles à construire, on n’avait pas quelque chose d’imposé qui aurait été compliqué et long, on n’était pas capables de chiffrer parce qu’on ne savait pas combien de temps il fallait pour un bâtiment, alors on s’est dit « on va faire de l’imaginaire », des maquettes qu’on a construites mais dont on sait combien de temps il faut pour les construire. On avait une deadline d’ouverture donc on n’avait pas trop de temps devant nous donc on a fait ces mondes imaginaires Ville, Montagne, Campagne qu’on a pu voir avec une vraie partie, c’est la partie Jura. Maintenant on tape dans le dur, on représente des vrais bâtiments, tu sais qu’à Lyon il y a quand même beaucoup de bâtiments emblématiques, il y a des églises, des palais … Quand on voit le niveau de détails qu’on a réussi à atteindre, avec toutes les statues sur les bâtiments, c’est un travail de titans mais on a relevé le défi et maintenant on va continuer. L’hôtel de ville a mis 2 mois, Fourvière 2 mois, weekends compris, parce que comme on l’avait présenté en décembre, Fourvière, le constructeur n’avait pas le choix on avait vraiment peu de temps donc il a travaillé tous les jours, tous les weekends, chez lui le soir. C’est des bâtiments compliqués : dans un, il y a beaucoup de statues, beaucoup de formes différentes, les toits sont en arrondis, Fourvière c’est tout en arrondis aussi, c’est quelque chose de compliqué, c’est pas un bâtiment simple. Le bâtiment qui est derrière moi est beaucoup plus simple à faire, ça a demandé beaucoup moins de travail que les deux autres.

Si un consensus a été rapidement trouvé sur les secteurs de la ville à représenter et sur la liste des principaux monuments à reproduire, il en a été tout autrement concernant la manière de les agencer et de faire circuler les visiteurs dans ce nouveau monde.
Parmi les hypothèses qui ont été envisagées et puis finalement remises en cause, il y avait le choix de l'une des gares lyonnaises qui seraient reproduites sur le réseau. Celle de Perrache à longtemps tenu le fil, mais finalement c'est une autre option qui a été choisie.

Les plans, on les a refaits au moins 20 fois, on a travaillé 4 mois dessus et chaque fois, chacun proposait sa version, on les mettait en commun, on disait d’accord sur une forme globale, après on passait 2-3 jours on se disait « ben non finalement ça ne va pas aller » donc on reprenait … On est partis du constat que Lyon est surtout marquée par ses 2 fleuves, le Rhône et la Saône, avec la colline de Fourvière, et comme on doit représenter la Fête des Lumières sur les bâtiments on s’est dit « on va faire tout le centre-ville qui représente les bâtiments », donc on va représenter les fleuves aussi et ce qui est intéressant dans Lyon c’est que sur le bord des fleuves on voit tous les bâtiments emblématiques donc on s’est dit « si on représente les fleuves et qu’on les met sur le côté on ne verra rien des quais, donc on va marcher sur l’eau comme Jésus ! ». On a représenté les fleuves et on marche sur le début des fleuves, ça nous permet de voir tous les quais et donc de voir tous les bâtiments. On a tout découpé en plusieurs modules : Fourvière et le Vieux-Lyon avec les quais de Saône d’un côté, toute la presqu’île et au bout, les quais du Rhône, et après on a refait les quais du Rhône de l’autre côté avec la piscine du Rhône, toutes les péniches près de la Guillotière, les restaurants, après on a mis la Part-Dieu dans ce module et le Parc de la Tête d’Or. Il devait y avoir la gare de Perrache derrière moi, avec le tunnel de Fourvière, il devait y avoir la Halle Tony Garnier, après on partait du côté de Mini World, il y avait le Stade des Lumières complétement au bout. En fait on a changé parce que la gare de Perrache ne parle pas tellement aux gens, elle est magnifique mais pour les gens la gare de Perrache c’est tout le complexe relativement moche, parce que moi je trouve pas ça très beau et on n’avait pas de verdure, c’était que de la ville, on s’est dit « on risque d’étouffer, il y a beaucoup de ville, on change tout et on met de la verdure ! ». On a élargi, on est descendus au niveau des Côtes du Rhône vers Condrieu, on va représenter toutes les pentes des Côtes du Rhône avec le sud de Lyon, après on arrive sur Lyon où on se représente le Stade des Lumières et le stade de foot parce que c’est très important pour la ville de Lyon et après on partait dans le nord de Lyon avec les quais de Saône, Paul Bocuse, la gare de Collonges-au-Mont-d'Or et plus loin encore, Pérouges, ça nous permettait de mettre beaucoup de trains parce qu’il y en avait très peu, ça permet de mettre une gare deux fois deux voie alors qu’on avait juste Perrache avec les trains qui faisaient un aller-retour de 2 mètres. Donc là ça va vraiment circuler, les voitures vont circuler, les vélos vont circuler, il y aura de la verdure, il y aura des arbres, il y aura de l’eau … On a besoin de verdure, s’il n’y a que de la ville on va mourir ! On a tout changé il n’y a pas longtemps, il y a 15 jours seulement. Les plans sont tout récent donc on va les affiner mais c’est tout récent.
- Ça ne bouge plus maintenant ?
- Je ne pense pas, très peu. On va ajuster les choses pour les mettre au bon endroit mais non, ça ne bougera quasiment plus.

La construction de ce nouveau monde a déjà commencé par la reproduction des monuments les plus emblématiques de la ville, mais elle devrait sérieusement s'accélérer à partir du mois de septembre. L'objectif étant que Mini-Lyon soit achevé en 12 à 14 mois, pour une inauguration prévue à l'automne, ou au plus tard en fin d'année 2018. Un premier module complet est d’ores et déjà en cours de construction.

On a attaqué le module presqu’île, j’ai fait l’Hôtel de ville, c’était un gros travail, plus de 3 mois à plein temps. C’est une maquette au centième qui fait 1.20 m de long par 47 cm. Il est là-bas au fond, à côté de l’Opéra, j’avais très peu de plans donc j’ai utilisé Google maps, le cadastre et beaucoup de photos. J’ai fait le bâtiment au laser. Vu qu’il est tout proche du module, j’ai fait le maximum de détails, même l’intérieur des fenêtres. J’ai aussi récupéré des photos des vrais intérieurs pour les mettre derrière les fenêtres. On va sûrement finir ce module-là pour décembre. Il y a beaucoup de pâtés de maisons et pâtés d’immeubles à faire, il y a aussi l’Hôtel Dieu que vous voyez en silhouette, qui est très gros, l’un des plus gros monuments de la presqu’île qui est en train d’être rénové, qui va être très beau. Là on a les plans très précis, pas besoin de le redessiner et il va être plus vite fait, le bâtiment est un peu plus simple. Il n’y a pas de problèmes pour celui-là, en un mois il sera fait.

Un travail d'orfèvre à réaliser pour la construction de ces bâtiments, d'autant plus important que leur façade est amenée à recevoir les projections des animations conçues pour eux pour la fête des lumières dont Mini-World est partenaire officiel depuis que l'édition 2015 a dû être annulée pour des raisons de sécurité. L'idée est alors née de proposer une mini Fête des lumières dans l'enceinte de Mini-World. Avec la construction de Mini-Lyon, le projet va beaucoup plus loin, puisque les créateurs des mondes ont récupéré les fichiers que les artistes utilisent pour les projections sur les vrais bâtiments durant le festival, pour les projeter sur les façades des bâtiments de Mini-Lyon, ce qui ne laisse pas la moindre place à l'improvisation sur la maquette.

On projette sur grand format, et eux l’ont refait avec la même précision que ce qu’on a fait en grand et ils sont dans l’obligation de reconstituer des bâtiments qui sont complètement conformes à la réalité, de façon à ce que la projection puisse s’appliquer en détails. Eux, ils se retrouvent à faire le même travail que ce qu’on fait sur la façade, en général il y a 3 nuits de travail avant le début d’un festival pour caler parfaitement l’image sur la façade, que l’image de la fenêtre se trouve précisément à l’emplacement de la fenêtre, pour que ce soit le plus réaliste possible parce que le principe, c’est que la projection prend le dessus sur les vrais bâtiments, et c’est comme ça qu’on a une impression vraiment hyper réaliste de transformation, de déformation.

Outre les désormais célèbres Anoukis, ce sont à peu près tous les spectacles qui ont été présentés à l'une ou l'autre des éditions de la Fête des Lumières qui seront alternativement proposés sur les façades des bâtiments de Mini-Lyon. Une sorte de rétrospective permanente de ces spectacles éphémères.

Bien sûr, vous pourrez suivre les étapes de la construction de ce nouveau mini monde dans Aiguillages, tout au long de sa saison 10. En attendant, Mini-World Lyon est ouvert tout l'été, tous les jours de 10 heures à 19 heures.

Pas de nouveau numéro d'Aiguillages la semaine prochaine, puisque celui-ci marque la fin de la saison 9, je vous retrouverai à la mi-septembre pour le lancement de la 10ème saison de ce magazine.

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