Aiguillages, tourisme et loisirs ferroviaires

Mini-World Lyon

Recrutement 2018

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Mini-World Lyon Recrutement 2018

Transcription :

Je vous emmène à Mini-World Lyon un jour où il se passent des choses peu ordinaires. Des visiteurs très particuliers sont arrivés tôt ce matin-là, et bien avant l'ouverture au public. Certains découvrent la maquette pour la première fois, d'autres l'ont déjà visité, mais ils sont tous là pour vivre une expérience hors du temps, dont beaucoup espèrent qu'elle pourrait changer leur vie. C'est ce que je vous raconte dans ce reportage. Bonjour et bienvenue dans Aiguillages !

A Lyon Mini-World continue de grandir, et il faut mettre les bouchées doubles pour parvenir à terminer à temps, la première partie du nouveau monde, Mini-Lyon qui sera ouvert au public en avril et qui doit être terminé d'ici la fin de l'année, avant que démarrent les travaux de construction d'un autre monde qui devrait quant à lui être inauguré avant 2020, autant dire demain. La pression du temps est forte, l'équipe va par conséquent être étoffée, et 10 nouveaux constructeurs de mondes devraient la rejoindre dans les tous prochains jours. D'ici la fin de l'année, ce sont pas moins de 30 nouveaux maquettistes qui pourraient être recrutés en fonction de l'avancée d'autres projets qui sont dans les cartons des créateurs de Mini-World qui espèrent bien faire essaimer de nouveaux mondes dans d'autres villes.
Et pour trouver de nouveaux talents, l'équipe actuelle a décidé de réitérer un concept qui avait bien fonctionné au moment de la création de la première maquette : l'organisation d'un casting. Une expérience que je vous avais fait vivre alors, mais dans des conditions bien différentes dans un ancien numéro d'Aiguillages, puisqu'à l'époque Mini-World n'existait pas encore et ne disposait pas de locaux. Avant les mots d'accueil et de bienvenue, les candidats n'avaient pas encore d'idée très précise de ce qui les attendait.

C’est franchement la découverte, je suis très content d’être sur les sélections.
- Vous connaissiez Mini-World ?
- J’en avais entendu parler, j’étais venu ici une fois avec mes enfants et ma famille mais pas plus que ça.
- Vous vous intéressez un peu au modélisme, modélisme ferroviaire, modélisme tout court ?
- Depuis toujours, je suis passionné de ça, je n’en fais malheureusement pas parce que je n’ai pas forcément le temps, mais j’ai toujours été passionné par ça.

Eh bien du modélisme, Eric et les autres candidats que nous suivrons tout au long de cette première journée de recrutement vont avoir l'occasion d'en faire. La procédure se déroule sur deux samedis, au total ce sont 60 personnes dont le dossier a été retenu pour passer ce casting. Comme le temps est compté, les candidats ne tardent pas à entrer dans la salle.
Six tables ont été disposées, en fait ce sont les structures construites pour Mini-Lyon qui font office de plan de travail, chaque maquettiste dispose des mêmes outils, et d'une planche. Ils peuvent venir chercher ce dont ils ont besoin polystyrène, plâtre, flocage, personnages, peinture, au magasin qui a été installé à l'entrée de la salle. Les maquettistes vont devoir plancher sur un thème imposé.

Il faut que je mette les lunettes d’abord ! « Nous sommes dans une petite ville au bord d’un massif montagneux, une rue longe le dernier terrain constructible, il est occupé par une petite maison qui flirt avec les rochers, au bord de la pente. Grâce à cela, les propriétaires en ont fait un espace charmant. Nous sommes pendant le joli mois de mai. »

- C’est un thème qui vous inspire ?
- Oui, j’ai envie de faire des petits clins d’œil, des petits personnages un peu incongrus, je verrai ça après.
- Jusque-là, ça se passe bien ?
- Oui. J’ai l’impression que ça prend forme petit à petit, ça me rassure.

- Alors Bruno, tu passes de l’autre côté de la barrière ?
- Oui, comme tu vois.
- Ça te rappelle des souvenirs, non ?
- Ouais …
- T’as vécu ça il y a 4 ans.
- Il y a 4 ans, ouais, le même stress apparemment !
- Le thème est différent, aussi.
- Le thème est complètement différent, là il n’y a pas du tout de train, il n’y a pas de ferroviaire, on est vraiment sur une création complètement différente.
- Qu’est-ce que tu as envie de leur dire, à tous ces candidats ?
- Lâchez-vous !

L’idée, là en fait on a les montagnes, avec une cascade, et là il y a un lac. Là on va avoir la route, ici il y aura la maison, et là c’est les collines.
- Vous avez déjà fait un peu de maquette, vous avez déjà un peu d’expérience de ces choses-là ?
- C’est la première fois que je fais une maquette comme ça, je n’en ai jamais fait, après je suis très manuelle donc je fabrique pas mal de choses depuis que je suis petite, mais là cette taille-là et dans un temps limité, c’est la première fois.
- ça va, vous êtes confiante ?
- Comme il a dit, je me fais plaisir et je vais au bout de mon idée, je pense que j’ai été un peu ambitieuse, je suis un petit peu à la bourre je pense, mais je vais essayer de faire au mieux et voilà !

C’est la première fois qu’on relance un recrutement de grande envergure parce qu’on va recruter quasiment 10 nouveaux constructeurs de mondes, on a appliqué la même méthode : sur dossier dans un premier temps et après en situation, avec le stress, un peu la compétition et voir ce qu’ils sont capables de faire dans un temps défini avec le même sujet pour tout le monde. Après il y a tout un ensemble : savoir comment ils ont travaillé ensemble, leur méthode de travail, on a eu un entretien individuel pour savoir quelles étaient leurs motivations, c’est tout cet ensemble-là qu’on va juger, pas forcément sur les premiers regards parce qu’on a des juges qui les ont suivi tout el long et après ça va être à nous de faire comme le premier casting où on n’était pas tous d’accord sur les profils à recruter et on s’est un peu tous battus pour chacun défendre son préféré ! Je pense que ça va être la même chose.

- Qu’est-ce que tu dis de ce que tu vois ? Qu’est-ce que ça t’inspire, leur façon de travailler ?
- C’est peut-être encore un petit peu tôt, il y a différentes méthodes, on voit qu’il y a différentes méthodes de monter le relief, je regarde aussi surtout s’ils travaillent proprement parce qu’il y en a, on dirait qu’il y a une guerre atomique autour de leur stand.
- Est-ce qu’il y a une bonne façon de s’y prendre, ou est-ce qu’il y a des mauvaises façons de s’y prendre ?
- Non, il y a différentes manières, chacune a ses qualités et ses inconvénients, après il faut voir le résultat, et ce qui est important c’est d’avoir un bon état d’esprit. Je vois qu’il y en a qui s’entraident, ça c’est important aussi.

Dans un premier temps c'est une dizaine de constructeurs de mondes qui devrait être recrutée, mais le chiffre pourrait très vite augmenter, car à Mini-World on déborde de projets.

Pour l’instant, le monde d’après, c’est sûr qu’il va se faire, quasiment 12 à 13 mois après l’ouverture de Lyon, on construit déjà le monde d’après, on va même le construire avant la fin de Lyon, il faudra déjà qu’on l’entame pour qu’il soit ouvert 1 an après. Pour l’instant on n’a qu’un choix, c’est le Japon, et on va proposer deux autres choix et faire voter les gens pour savoir exactement ce qu’ils ont envie de voir. Pour l’instant, on ne sait pas trop, on est en train de regarder ce qu’on est capables de faire, avec ce qui existe en matériaux et en temps, et après on fera une proposition pour que les gens puissent voter.

Je suis surpris, il y a une ou deux méthodes que je n’aurais peut-être pas employées, quand même.
- Si tu avais eu à faire ça, tu aurais procédé comment, tu aurais fait le relief tout de suite ?
- Déjà, j’aurais fait un dessin. J’aurais essayé de faire un dessin pour voir, je pense qu’il y a un temps de réflexion, il y en a qui se sont lancé direct, d’autres qui ont eu un temps de réflexion, après ça dépend.
- C’est peut-être la tentation qu’on a, le stress, pas beaucoup de temps, de dire de se lancer.
- Voilà, après nous on n’est pas dans la situation du candidat, je pense que ça doit être un petit peu stressant. Après, on verra le résultat ! Mais c’est marrant parce qu’on retrouve presque les mêmes gestes, les mêmes impressions qu’il y a 4 ans quand on avait fait le premier casting.

- Ça donne envie de remettre un peu la main à la pâte ?
- Ah tout à fait oui, j’ai envie de mettre mes gants et de plonger les mains dans le plâtre quand je vois ça.
- Tu es Niste, toi ?
- Je suis Niste, oui, et ce que je préfère dans la maquette, dans le réseau, c’est le décor, c’est le paysage, c’est concevoir, là quand on fait le décor, qu’on forme le paysage, on voit tout de suite l’ensemble du réseau et c’est là où on apprécie vraiment tout le travail qui a été fait. C’est la partie la plus intéressante du maquettisme. On imagine un réseau dans ça tête et concrètement on le voit après en réel et là c’est miraculeux.

L’idée, c’est une petite rue en cul-de-sac avec un parking, un léger relief début de montagne donc, avec la maison, la petite propriété, avec un petit jardin, une entrée, un petit portail si j’ai le temps et après des haies, des arbres un petit peu partout.
- Vous êtes déjà modéliste ?
- Oui, modéliste ferroviaire, c’est pour ça que les reliefs, j’ai déjà fait et puis j’ai quelques petites techniques que j’ai essayé d’appliquer, que j’ai apprises aussi du coup.
- Vous connaissiez déjà Mini-World ?
- Oui, justement via Aiguillages, j’avais découvert avant même que ce soit construit, j’avais découvert quand c’était encore qu’une idée et depuis je suis avec vos reportages tous les reportages que vous faites sur l’évolution des différents projets.
- Du coup ça vous a donné envie d’être candidat ici et d’intégrer l’équipe ?
- Voilà oui, exactement. C’est même presque un rêve on peut dire. Ce serait génial.
- Bonne chance, alors !
- Merci beaucoup.

- Emery, qu’est-ce que le jury pense de ce qu’il voit, là, jusqu’à maintenant ?
- On voit de tout, il y a des gens qui sont très efficaces, on a l’impression qu’ils ont fait ça tous les jours ou presque mais bon il y en a d’autres qui pinaillent un peu et c’est peut-être aussi un peu du stress qu’on n’a plus, nous, puisqu’on a déjà fait tellement de ces choses, ça ne nous impressionne plus.


Le plus difficile dans l'exercice, c'est certainement la gestion du temps. Ne pas partir sur un projet trop ambitieux, utiliser les bonnes techniques pour éviter des temps de séchage ou de collage trop longs, bien penser à respecter tous les éléments du cahier des charges. Les candidats sont arrivés à 8 heures, le début du test à proprement parlé était programmé pour 9 heures, chacun a dû se rendre à un entretien et prendre une pause déjeuner, autant de précieuses minutes qui sont venues amputer le temps passé sur la création des dioramas. Pour autant, pas d'abandon sur cette première journée, et tous les modélistes sont parvenus à proposer une création aboutie, même si la grande liberté d'interprétation laissées aux créateurs a conduit à des résultats très différents.

- Comment s’est passé cette journée, finalement ?
- C’était très intéressant, je suis contente d’être venue, c’est quelque chose que je pense que je ne referai pas, comme expérience, on verra bien ce que ça donne. Mais je suis contente ! Contente d’être venue, c’est une expérience intéressante.

Dès qu’on a une idée, il faut s’orienter et se dire qu’on va dessus. Il faut toujours se fixer dans sa tête, savoir où on va, et si on sait où on va, après c’est bon.

Dernière patine, de la seule façade que j’aurais eu le temps de faire finalement, mais tant pis, je vais assembler la maison et au moins il y aura une façade bien finie et les autres qui seront vides.
- C’est le résumé de cette journée, c’est court ?
- C’est un peu la course, amis encore ça va, je suis assez content de la façon dont j’ai géré mon temps, je craignais le temps justement. Je pense que le plus dur dans tout ça c’est de gérer les quelques heures qu’on nous donne, c’est vraiment pas évident.

- Ça s’est bien passé, c’était comment ?
- Intense ! A fond et je suis contente quand même, c’est ma première maquette donc j’ai appris plein de choses, c’était une chouette expérience et j’espère qu’il y aura une suite !

Est-ce que Eric, Florian, Emilie ou Johanna, feront partie de la prochaine équipe de constructeurs des futurs mondes, ou est-ce que ce sont d'autres candidats dont nous avons pu suivre le travail au cours de cette journée que l'on retrouvera prochainement dans les ateliers de Mini-World, il est évidement trop tôt pour le dire.

La semaine prochaine dans Aiguillages je vous ferai découvrir un réseau à l'échelle Ho de l'Association des Modélistes Turripinois.

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