Le Viaduc du Chaumont au 1/100ème
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Le Viaduc du Chaumont

au 1/100ème

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Le Viaduc du Chaumont au 1/100ème

Transcription :

625 mètres de long, 52 de haut, 50 arches, ce sont quelques unes des mensurations du viaduc de Chaumont. Pas étonnant qu'un tel ouvrage d'art est intéressé des modélistes ferroviaires. Carmen et Serge Pohorylès ont présenté lors du dernier salon Haut-Doubs Miniatures à Valdahon, leur reproduction de ce viaduc.

La viaduc de Chaumont a été construit entre 1855 et 1856 par la Compagnie de l'Est, sur la ligne 4 Paris-Bâle. Une prouesse technique réalisée en 15 mois. Carmen et Serge se sont lancés dans sa reproduction ai 1/100ème avec le soutien d'un Fablab. Les pierres ont été gravées et collées une à une.

Vous aurez sans doute du mal à le croire en voyant ces images, mais Serge se définit comme un modéliste pas doué du tout et un piètre bricoleur. C'est aussi la réputation qu'il traine à son club, et ça l'amuse beaucoup, car Serge ont deux bottes secrètes qui lui ont permis de changer la donne. Sa femme Carmen et un fablab.

C'est partie d'un projet parce-que je suis tellement peu doué que le club m'a dit, tu touches pas à la maquette du club, la gare de Belfort qui est très belle. J'ai dit attendez, je vais vous faire le viaduc de Chaumont. Tout le monde à rigolé, et il est là ! Ma première idée était de faire en impression 3D, c'était strictement impossible parce que c'était très long. Je suis allé dans un premier Fablab à côté de chez moi, mais les gens ne se sont plus entendu et j'ai du arrêter, et j'ai trouvé le fablab de Montbéliard, qui m'a permis de faire les pièces. Pour aller au fablab, il faut avoir un projet, l'avoir dessiné en 3 dimensions, et 2 dimensions et vous avez accès pour une somme extrêmement modique à des moyens modernes. Donc ça a été découpé aux fraiseuses numériques et gravé à l'imprimante laser. Toutes les pierres, parce-que je voulais que ça soit réaliste. Il existe déjà un autre viaduc, mais sans gravage de pierres, et celui-là, je voulais que ça corresponde, comme en vrai, avec la difficulté supplémentaire qu'il n'y a pas de pierre d'angle, donc c'était impossible de le faire en plusieurs morceaux. Donc j'ai utilisé du médium collé ensemble, de différentes épaisseurs pour que ça corresponde exactement, je le reconnais au 1/110ème, pour que ça rentre chez moi, pour que ça corresponde exactement à l'épaisseur et à la longueur la largeur des piliers.

La direction artistique et la finition, c'est Carmen qui s'en charge.

J'ai découpé pierre par pierre, et collé aussi aux arches, après au passage, et puis mettre des petits numéros et comme j'ai vue que monsieur, comme il n'est pas très manuel, j'ai continué par le ballast et puis par toutes les barrières. Maintenant, j'en suis à l'enduit, la peinture et puis des fois j'allais au fablab pour demander une certaine façon de graver certaines pierres. Je ne sais pas combien, je dois être à 15 000 petites pierres que j'ai collé. C'est ça qui a beaucoup bloqué le projet. On a mis 2 ans pour le faire.

Cette maquette est destinée à être présentée en exposition mais sera installée le reste du temps dans le sous sol de la maison de Carmen et Serge. D'abord, envisagée à l'échelle HO, soit au 1/87ème, le couple à du se résoudre à travailler au 1/100ème sans quoi le réseau ne rentrait pas dans la pièce qui lui était réservée. C'est que les dimensions du viaduc réel, et miniaturisé sont particulièrement imposantes.

Il fait 625 mètres de long, c'est le plus long d'Europe je crois, en pierres de maçonnerie, ou au moins de France. 52 mètres de haut et donc au 1/100ème ça fait 6m50 de long sur 52 cm de haut. C'est la ligne 4. C'est une toute petite rivière qui coule là, qui même quand on y était en juillet, il n'y avait même plus d'eau, mais ça doit dater de l'époque glacière et ça avait creusé. Pas actuellement parce qu'ils sont en travaux, je me suis promené au premier étage, le 2ème étant réservé à la maintenance du viaduc

Le réseau qui est encore en cours de construction était présenté pour la première fois à Valdahon il était exploité en va et vient et avec un matériel roulant réduit au minimum, prochainement, il sera bouclé.

Pour chez moi, j'ai dis que j'aurais 10 voies de stockage derrière pour stocker mes circulations et pour les expos j'ai prévu deux os de chien, là on est juste en aller-retour. Oui, c'est ça, d'avoir des belles rames, patinées, avec des personnages dedans, que ma femme met. C'est un travail d'équipe.

J'adore tout ce qui est un peu minutieux. C'est pas toujours évident de mettre dans certains rames des personnages, parce-que en haut, il reste une plage en fer. Mais bon, avec des grandes pinces, on y arrive. Si les personnages ne rentrent pas, je coupe les pieds … et les bras … Je fais chirurgienne en même temps !

Une première tentative de réaliser ce viaduc à l'aide de la technique plus classique du carton bristol à tourné cours. Les piliers construits n'étaient pas droits. Serge à alors cherché à explorer d'autres pistes, pour réaliser son projet.

J'avais l'impression 3D, mais ce n'était pas du tout adapté à cause de la lenteur de la 3D, c'était impossible à faire, pas adapté à des pièces en série, c'est adapté à des projets uniques, si on veut une petite gare, quelque chose comme ça, oui, on peut l'utiliser, et c'est une solution pour des gens pas très doués comme moi, d'aller en fablab faire des pièces, parce-que il y a des choses magnifiques !

La seule contrainte pour rejoindre un fablab est d'avoir un projet. Carmen et Serge se sont donc rendus sur place, ont réalisé pas mal de photos à partir desquelles ils ont pu dessiner le viaduc en 2 dimensions à l'aide d'Inskape, puis le modéliser en 3 dimensions en se servant de Sketchup, deux logiciels gratuits qui sont couramment utilisés dans les domaines de la conception 3D et que l'on trouve très facilement en téléchargement sur internet. Les fichiers produits peuvent être lus par les machines utilisés dans les fablabs, dont les fraiseuses numériques qui ont permis la création de ce très beau viaduc. On attend impatiemment de voir la suite de cette réalisation, que Carmen et Serge espèrent bien avoir l'occasion de présenter dans d'autres expositions à condition de trouver des personnes qui pourraient les aider pour la manutention, car monter et démonter le viaduc à lui seul, n'est déjà pas une mince affaire, et viendront s'ajouter prochainement les modules de retournement.

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