Aiguillages, tourisme et loisirs ferroviaires

Le Train de Plélo

Un réseau à l'échelle Ho

Plein écran cliquez ici

(ou appuyez sur la touche Entrée de votre clavier)

Le Train de Plélo Un réseau à l'échelle Ho

Transcription :

Plélo, c'est une petite commune des Côtes d'Armor, située entre Guingamp et Saint-Brieuc, où se sont rencontrés quelques amis passionnés de trains, et pour certains, conducteurs à la SNCF, un détail qui a son importance et des conséquences sur la manière dont le réseau est exploité. L'association est relativement jeune, puisqu'elle a été constituée début 2013 avec comme objectif de créer un réseau. Restait à trouver un local, ce qui fut fait sur la commune de Plélo, et les travaux de construction purent commencer.

On début de monter le réseau, on est partis sur une idée entre copains, et on s’est dit « pourquoi ne pas monter un club ? » donc on a monté un club, on a trouvé un local et on a réussi à avoir ce qu’on a actuellement.

Un grand réseau appelé à être déplacé en exposition. Sa structure est par conséquent modulaire. Il est constitué pour sa partie visible au public de 6 modules de 2 mètres 44 par 61 cm, auquel s'ajoutent 4 modules pour les entrées et sorties en coulisses, ce qui fait un ensemble de 17 mètres de long pour à peine moins de 2 mètres 50 de large.

C’est une présentation type ouest, on se fait plaisir avec ce qu’on aime, voir circuler nos trains en toute simplicité.

Au centre du réseau, la gare de Plélo. Bon, il n'y a jamais eu de train, ni de gare à Plélo, mais l'objectif des membres du club était de se faire plaisir avec ce qu'ils aiment. Cette maquette est par conséquent une évocation parfaitement imaginaire d'une ligne et d'une gare qui pourrait exister quelque part aujourd'hui dans l'ouest de la France. Car pour ce qui est de l'époque, nous sommes résolument dans la plus contemporaine de celles proposées par le Morop, l'Union Européenne des Modélistes Ferroviaires et des Amis des Chemins de Fer qui propose la définition de normes à l'usage des modélistes ferroviaires. L'époque VI. Celle qui voit prendre place aux côtés des opérateurs nationaux historiques, de nouveaux entrants utilisant leur propre matériel de traction arborant des livrées à leur image. Un prétexte pour les membres de l'association, de faire circuler, les trains qu'ils aiment.

On peut voir des trains céréaliers, des trains de Combi-West avec des caisses mobiles et de la route roulante, on peut voir des rames tractées Corail, on peut voir des trains diffus, comme il y en avait quelques-uns sur la Bretagne, on peut voir aussi des TGV, on se fait vraiment plaisir au niveau de la circulation.

Le décor du réseau est encore en pleine évolution, il est constitué de différentes parties, dans lesquelles une place toute particulière a été réservée à des ambiances tout à fait bretonnes.

On a fait une partie gare, une partie ITE, une partie restaurant routier avec une éolienne, et nous avons en projet, qui est en chantier, un dépôt céréalier pour charger/décharger des wagons, et ensuite dans la courbe qui est en construction nous avons prévu une scène atypique type « Vieilles charrues », concerts …

Un petit clin d'œil sur le réseau au chemin de fer historique Breton tout de même, au travers de ce bâtiment. La remise actuellement occupée par l'Association du Chemin de Fer de Centre-Bretagne, à Loudéac. Sur le réseau, la circulation des trains est une affaire prise très au sérieux par les membres de l'association. Quelques-uns des membres travaillant à la SNCF sont allés jusqu'à produire tout une documentation, fidèle à celle qui existe dans la réalité, pour régir les déplacements des convois sur la maquette.

Dans l’association, nous avons des membres de la SNCF et des conducteurs de trains qui nous ont sorti des RT de lignes, les consignes de lignes. Actuellement, on travaille via les talkiewalkies avec les autorisations de circulation comme ça doit se passer en réalité, avec des ordres donnés par les coulisses ou par les responsables de la gare.

Néanmoins, à certaines occasions, des trains peuvent s'échapper de la grande ligne, pour aller se dégourdir les roues sur un réseau voisin. Celui de l'un des membres de l'association, qui est parfois en exposition raccordé au réseau du club. C'était justement le cas au Salon du train miniature de Laval, ou certains convois de marchandises, mais surtout beaucoup d'engins automoteurs venaient s'aventurer sur cette ligne à voie unique, une évocation de lignes toujours existantes héritage de l'ancien Réseau Breton.

Le réseau fait une évocation des lignes qui relient Guingamp à Paimpol ou Guingamp à Carhaix, qui étaient des lignes du réseau breton et qui ont été mises à voie normale dans les années 30 pour Paimpol et 60 pour Carhaix. C’est une évocation, ce n’est pas un site réel, mais on retrouve des éléments de la ligne avec une usine agroalimentaire que l’on retrouve soit vers Paimpol avec UCA, soit vers Carhaix avec Duquesne-Purina, on retrouve une évocation de la vapeur du Trieux avec la falaise le long duquel serpente la ligne et on retrouve les petites gares typiques, l’architecture typique de ces lignes-là, qui était une architecture de voie métrique à l’origine

Des lignes sur lesquelles existaient et existe toujours un trafic à la fois dédié aux voyageurs et aux marchandises. Ce qui donne lieu à la présence sur le réseau de bâtiments industriels, comme ceux de la société Guyomar'ch acteur majeur dans le domaine de la nutrition animale.

La société Guyomar'ch a existé, elle n’existe plus aujourd’hui, elle n’existe plus aujourd’hui, elle a été rachetée par un grand groupe de nutrition animale. Jouef avait sorti des wagons Guyomar'ch, c’était l’occasion de faire un lieu ensemble dans ce thème-là.

Un ensemble que Tanguy a souhaité rendre encore plus réaliste, en s'attachant à patiner ces wagons, un travail qu'il affectionne particulièrement.

Pour patiner des wagons comme ça, qui à la base sont gris clair, vraiment très clair, c’est une juxtaposition de 2 techniques : une technique à partir de pigments de terre à décor et une technique ensuite à l’aérographe. La première partie, avec la terre à décor, consiste à déposer de la terre à décor sur le dessus et à al faire descendre avec un pinceau mi-dur, frotter de façon à ce qu’elle rentre dans le plastique du modèle, donc on travaille avec de l’ombre naturelle et avec un pinceau mi-dur pour faire rentrer le pigment dans le plastique du modèle, de cette façon-là on fait ressortir toutes les anfractuosités du modèle, les gris, les fêlures, ces choses-là, toujours dans le sens de la pluie, de haut en bas, pour avoir comme des coulures verticales. Ensuite, légèrement dans le sens horizontal juste pour pouvoir marquer un peu les joints dans la partie supérieure du wagon. Une fois que cette opération-là est faite, on passe à la deuxième technique : l’aérographe. La peinture que l’on va projeter va servir de fixateur au pigment qui est en -dessus, ça évite ensuite de passer un vernis. On passe avec une couleur un peu rouille, un peu crasse unifiée sur l’ensemble du modèle, en épaississant sur le dessus, toujours, pour que ce soit un peu plus sale sur le dessus et puis éventuellement aussi sur le dessous, le bas de caisse, et pour finir, une fois que c’est fait, selon le modèle on en met plus ou moins, pour ne pas avoir une rame qui soit totalement homogène, on a des wagons qui sont un peu plus sales que d’autres. La dernière étape consiste à reprendre les wagons avec un stylo à pointe de fibre de verre de manière à, sur les bogies, faire ressortir les arêtes des bogies, faire ressortir les arêtes des bas de caisse, et sur les caisses, pouvoir donner un effet de patchwork en enlevant la peinture qui a été projetée, pour donner un effet de patchwork sur les wagons. Une fois que c’est fini, comme on a travaillé avec une peinture mate, on a matifié le modèle, on n’a pas besoin de repasser avec une vernis, ça résiste très bien aux doigts et à la manipulation des modèles après.

Une pratique de la patine qui débouche en tous les cas sur un très beau rendu.

Quand il ne travaille pas sur son réseau personnel qui s'est enrichi de nouveaux modules depuis l'exposition de Laval, Tanguy participe aux activités du club Le Train de Plélo, lequel continue à faire évoluer son réseau sur lequel la signalisation est en train d'arriver, ainsi que l'informatique pour la gestion des itinéraires.

La semaine prochaine dans Aiguillages, une visite au Train Thur Doller Alsace, et ne reculant devant rien, je vous emmènerais à cette occasion faire quelques tours de roues à bord d'une jeep rail/route.

Suggestions de reportages à revoir dans la catégorie : Echelle Ho